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L’étau de la régulation se resserre autour de X (ex-Twitter)
L’Union européenne a lancé une procédure formelle d’enquête à l’encontre de X (ex-Twitter) pour huit infractions supposées au DSA, le texte de régulation des plateformes internet.
X coopère sur la forme… mais pas sur le fond
X a coopéré avec l’UE en présentant les documents requis par le DSA sur la forme, mais ces documents ne fournissent pas de garanties suffisantes sur le fond.
Les infractions reprochées à X
- X aurait mis en place des mesures insuffisantes contre la publication de contenus illégaux.
- L’efficacité des dispositifs de manipulation de l’information mis en place par X est remise en question.
- X n’a pas fourni correctement aux chercheurs un accès aux données publiques de Twitter et aux publicités publiées.
- L’interface de X trompe ses utilisateurs avec ses choix de design.
Une étape de plus dans le conflit entre X et l’UE
L’ouverture de la procédure formelle fait suite à une première enquête lancée en octobre, après le raté de X dans la modération de la désinformation autour du conflit entre Israël et le Hamas.
X souffre d’un manque de moyens humains, ce qui pose problème pour la modération des propos sur la plateforme. Elon Musk, à la tête de Twitter, a licencié une grande partie des effectifs dédiés à la lutte contre la désinformation. X s’est défendu en affirmant avoir une équipe de modérateurs humains, mais l’UE reste sceptique.
Le DSA à l’épreuve du feu
La procédure formelle permet à la Commission de l’UE d’exiger davantage d’informations de la part de X et de mener des audits si nécessaire. Les sanctions ne seront appliquées que si X ne se conforme pas aux règles.
La mise en place des sanctions nécessite la création d’un Comité des Etats membres, qui n’est pas encore constitué.

