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Gonzague Lombard
Passionné de chant, des Douze coups de midi et de la discographie de Jul, il rêve de participer à Fort Boyard malgré sa phobie des serpents et du Père Fouras. Son ambition secrète ? Découvrir ce qui se cache derrière le rideau mystère de Bataille et Fontaine pour y chanter en quartet. La vérité est au bout du couloir…
Nicole Zand, mère de Mathieu Amalric, est décédée
Elle a laissé une trace indélébile au sein de la rédaction du journal « Le Monde ». Nicole Zand, qui est entre autres la mère de Mathieu Amalric, est morte le 23 février 2024 à l’âge de 91 ans. Toutes nos condoléances à son entourage.
Mathieu Amalric en deuil : sa maman, la grande journaliste Nicole Zand, nous a quittés
Triste nouvelle pour le monde littéraire
Triste nouvelle pour le monde littéraire. Triste nouvelle, surtout, pour Mathieu Amalric. Sa maman, la journaliste Nicole Zand, est morte le vendredi 23 février 2024 à Paris. C’est le journal Le Monde, pour qui elle a longtemps écrit, qui annonce sa disparition, précisant qu’à 91 ans, elle avait encore le sourire et l’envie de partager.
Quelques jours avant son décès, Nicole Zand avait effectivement reçu quelques amis chez elle, dans la « résidence pour personnes âgées où elle était entrée une semaine auparavant ». Elle s’était alors enquis des nouveautés littéraires et journalistiques, ses deux passions. C’est dans le cadre de son travail, d’ailleurs, qu’elle avait fait la connaissance de son grand amour, Jacques Amalric, qui écrivait pour Le Monde au service international.
Un couple formé au sein de la rédaction
Ce couple s’était formé à une époque où il était bien mal vu de convoler avec ses collègues. Pourtant, le directeur fondateur du journal, Hubert Beuve-Méry, leur avait dit, en entendant parler de leurs sentiments : « Entre vous, c’est l’amour de A à Z. » Ensemble, Nicole Zand et Jacques Amalric avaient eu trois enfants, Alexandre, Mathieu – le comédien, réalisateur et ancien compagnon de Jeanne Balibar que l’on connait tous – et Judith. Ils avaient grandi en partie en Amérique, à Washington, puis à Moscou, où leur père était correspondant pour Le Monde.
Le parcours de Nicole Zand
« Elle nous emmenait tout voir, » avait un jour expliqué Mathieu Amalric. « Le Bread and Puppet, la Taganka, Vladimir Vyssotski, les expositions interdites… » Nicole Zand faisait partie d’une génération de femmes fortes qui avaient réussi à intégrer une rédaction prestigieuse composée d’hommes. Yvonne Baby écrivait à son propos, dans le livre La Vie retrouvée : « Derrière les piles de Monde, derrière l’écouteur téléphonique, les rires de Nicole Zand se tapissent, s’aiguisent, jubilent, l’humour fauche ce qui dépasse, infatigable, dissuasif, les malices s’enroulent aux paroles, prolixes, rien n’est à la bonne taille pour ces yeux qui scrutent, devins… »

