Sommaire :
Toute la lumière sur l’agression de Samara
« Toute la lumière doit être faite sur cet acte insupportable », martelait la ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, à la suite de l’agression de Samara, une adolescente de 13 ans, devant son collège à Montpellier, le 2 avril dernier. Près de deux semaines après les faits, un premier rapport a été remis ce vendredi au ministère par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche.
Usage malveillant des réseaux sociaux
Ainsi, l’agression de Samara « semble » avoir pour origine « un usage malveillant et étendu des réseaux sociaux », est-il indiqué dans un communiqué du ministère. La mission d’enquête, qui a commencé ses travaux le 5 avril, souligne le rôle des comptes « Fisha ». Ces comptes permettent la diffusion de photos-montages humiliants et de vidéos détournées à l’origine d’un climat d’agressivité entre élèves. Les propos en cause apparaissent marqués par un caractère sexiste et sexuel.
Des situations « complexes » et « connues de l’établissement »
Concernant les trois élèves mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire » le 5 avril, le rapport évoque des situations « conflictuelles et complexes mais connues de l’établissement et suivies de près ». La mission continuera à examiner l’ensemble du travail effectué dans l’établissement en matière de suivi médical, d’accompagnement des élèves, de vie scolaire, y compris sur la mise en œuvre des dispositifs de lutte contre le harcèlement, peut-on lire dans le communiqué.
Travaux de la mission d’enquête
Les enquêteurs de la mission, qui poursuivront leurs travaux « la semaine prochaine », ont mené « une vingtaine d’entretiens » mais n’ont pas encore « pu entendre tous les témoins ». Ils ont « longuement » échangé avec la mère de Samara, mais « pas la victime elle-même ».

