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SERIE. La guerre des gangs continue
« Gangs of London », à 21 heures sur Canal +. Toujours plus rêche et violente, cette série britannique revient pour une saison 2 très attendue des aficionados. Il faut dire qu’en plus de se terminer par un carnage d’anthologie, la saison 1 laissait également une impression douce-amère aux spectateurs. Loin du happy end qu’on aurait pu espérer (ou craindre), Elliott, le héros, un flic infiltré au cœur la famille Wallace, dominante au sein de la pègre londonienne, était forcé de se soumettre aux Investisseurs, le clan des riches et puissants qui tire réellement les ficelles dans la capitale britannique.
Retour d’Elliott et changements à Londres
Elliott effectue donc son retour, plusieurs mois après les événements décrits dans la première saison. Mais la situation a bien changé à Londres. Les Wallace ne pèsent plus rien, un nouvel équilibre s’est institué, mais il commence à vaciller suite à deux événements. D’abord, l’arrivée d’un trafiquant d’armes inconnu qui alimente les gangs sans respecter les codes habituels. Ce qui provoque l’entrée en scène de Koba, un Géorgien cinglé chargé par les Investisseurs de remettre tout le monde au pas. La première scène, riche en adrénaline et hémoglobine, témoigne de la stratégie un peu particulière que compte suivre ce nouveau grand méchant pour se faire obéir…
une saison toujours intense et violente
Clairement, les producteurs de la série reconduisent les recettes de l’excellente première saison, qui ne faisait pas dans la dentelle. Si l’initiateur de l’histoire, Gareth Evans — réalisateur au cinéma des deux « The Raid », des mètres étalons du film d’action — laisse des amis opérer derrière la caméra, c’est tout de même pour qu’ils œuvrent dans son esprit, et ça cogne dur. Avec succès : une troisième saison a d’ores et déjà été commandée.
MAGAZINE. Dans l’enfer des usurpations d’identité !

« Envoyé spécial », à 21h10 sur France 2. Surtout ne pas se fier à la bande-annonce amusante où Anne-Élisabeth Lemoine présente « Envoyé spécial » en usurpant l’identité d’Élise Lucet. Le sujet proposé ce soir par France 2 va vous passer l’envie de rire, surtout si vous êtes le genre de personne à perdre régulièrement votre portefeuille.
Une enquête poignante sur les usurpations d’identité
José est victime d’un « cauchemar » depuis 1999. « Ça m’a volé la moitié de ma vie », avoue-t-il en introduction de cette enquête poignante. Impossible pour lui de se marier ou d’acheter une maison… Tout ça parce qu’il s’est fait dérober ses papiers dans un train à l’âge de 25 ans. Son double s’est marié, travaille et commet des escroqueries. Et c’est José qui doit payer ses impôts et ses prêts, jusqu’à 1000 euros par mois. Jusqu’au jour où le malfrat est arrêté par la police pour des viols. Et son histoire ne s’arrête pas là…
France 2 revient sur ces redoutables arnaques qui piègent chaque année 400 000 de nos concitoyens, qui doivent se battre contre une administration ubuesque… Pendant 30 minutes, on suit ainsi José et deux autres victimes dans leurs démarches face à la mairie de leur ville de naissance, ou contre leur banque qui bloque leur compte déficitaire. Jusqu’à ce que José finisse enfin par repérer son double…
DOCUMENTAIRE. Les secrets du mammouth
« Dans les pas du mammouth géant », à 21h05, sur France 5. Il est la star de la galerie de paléontologie du Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Le squelette du mammouth de Durfort, du nom du village où il a été découvert dans les Cévennes en 1869, est l’un des plus grand au monde. Depuis son installation dans l’établissement parisien en 1898, il n’avait plus bougé. En mai 2022 et pour une année, de grandes opérations ont démarré pour le démonter, le nettoyer et le restaurer.
Une restauration minutieuse et une enquête archéologique
Chaque étape requiert d’immenses précautions, les os présentant de multiples fissures. Le documentaire « Dans les pas du mammouth géant » suit pas à pas le processus. Devant les images d’une extrême tension, on se retrouve à retenir son souffle, craignant l’accident qui pourrait être catastrophique. En parallèle de la restauration, des paléontologues ont mené de nouvelles fouilles sur le site de sa découverte afin de déterminer dans quel environnement le géant a vécu, à quelle époque précisément et quelles ont pu être les circonstances de sa mort. Une véritable enquête dans les profondeurs de l’histoire qui s’avère fascinante.
COMÉDIE. Vulgaire, mais drôle

« 30 Jours max », à 21h10 sur M 6. Flic trouillard et moqué par ses collègues, Rayane n’ose pas avouer sa flamme à sa collègue Stéphanie. Mais quand il apprend, après avoir été mordu par un rat, qu’il n’a plus que trente jours « max » à vivre, il décide de ne plus se faire marcher sur les pieds…
Tarek Boudali fait défiler des narcotrafiquants mexicains, des catcheurs ou des danseuses dévêtues qui entourent ses héros, une sympathique armée de bras cassés. Des gags efficaces et des scènes d’action assez rigolotes. Quelques passages avec un bébé pas douillet et un hérisson mal placé se révèlent même carrément drôles.
Malheureusement, le film est terni par les blagues douteuses offertes à Philippe Lacheau ou ces séquences avec une Marie-Anne Chazel en mamie accro à la téléréalité qui parade en mini-short. « 30 Jours max », qui a fait un carton en salles (plus de 1 million d’entrées, malgré la pandémie), amuse, à condition de laisser son bon goût au vestiaire.
ANIMATION. Un retour psychédélique
« Les Trolls 2 », à 21h05 sur Gulli. La reine de la tribu Métal des Trolls, divisés en villages musicaux, décide que le hard rock doit devenir la norme et se lance dans un plan aussi guerrier que machiavélique pour prendre le pouvoir sur l’univers des Trolls. Les autres tribus — Techno, Country, Pop… — vont devoir s’organiser pour résister…
Quatre ans après leurs premières aventures cinématographiques animées, les Trolls étaient de retour dans une ode à la diversité musicale. Si ce second volet s’avère moins enlevé que le premier, il va faire la joie des plus jeunes avec ses gags, son graphisme fluo, voire psychédélique par moments, et ses chansons remuantes.

