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Entrée au «Monde» en 1962
La journaliste Nicole Zand a intégré la rédaction du journal Le Monde en 1962. À cette époque, le quotidien était encore peu féminisé. Pendant une trentaine d’années, elle a exercé son métier avec passion et curiosité.
Un vent d’altérité dans les pages du quotidien
Nicole Zand avait un talent spécial pour donner un nouveau souffle aux pages du quotidien en les ouvrant à des artistes d’ailleurs, notamment de nombreux dissidents soviétiques. Elle a ainsi contribué à la diversité culturelle de la publication.
Une passionnée de découvertes et de rencontres
Tout au long de sa vie, Nicole Zand était avidement curieuse et ouverte à de nombreuses expériences. Sa mémoire phénoménale lui permettait de se souvenir de tous les livres qu’elle avait lus et des spectacles qu’elle avait vus. Elle était également très intéressée par le festival d’Avignon, auquel elle assistait dès 1952.
À 91 ans, elle continuait de lire quotidiennement l’ensemble de la presse, de se tenir informée sur les événements culturels et de se déplacer dans les théâtres pour assister aux mises en scène, même en utilisant les transports en commun.
Son intérêt pour la création artistique la conduisait à engager des discussions approfondies avec les metteurs en scène et les équipes artistiques, parfois tard dans la nuit. Elle était véritablement attirée par la créativité et non par la superficialité des mondanités.
Le cœur battant de la création mondiale
Nicole Zand, en plus de sa passion pour la culture et les arts, était avant tout une journaliste. Son métier lui permettait de transformer sa curiosité et son plaisir de la découverte en profession.
Elle a donc intégré la rédaction du journal Le Monde en 1962, une époque où les femmes étaient encore peu présentes dans cette profession. Pendant une trentaine d’années, elle a contribué à l’élaboration de ce journal prestigieux.

