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Le drame de Crépol : le point sur les événements
Une mise au point nécessaire. Après les événements dramatiques survenus à Crépol, le journaliste Patrick Cohen s’était fendu d’un éditorial lundi 27 novembre. Il y revenait sur les circonstances de la mort de Thomas, poignardé dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 novembre lors d’un bal dans la Drôme.
L’éditorial de Patrick Cohen
Dans cet éditorial intitulé « Crépol, la mécanique de la haine et du mensonge » pour l’émission C à Vous sur France 5, l’ancienne voix de la matinale de France Inter évoquait « une dizaine de jeunes » extérieurs au village venus se mêler aux participants du bal pour « s’amuser et draguer des filles ».
Réactions et critiques
Une version des faits présentée par Patrick Cohen alors même que le parquet de Valence invitait à la prudence dans le contexte particulièrement tendu autour de ce drame et compte tenu du fait que « l’élucidation des faits commis à Crépol n’est pas achevée ».
La chronique n’a donc pas échappé aux vives critiques concernant le manque de nuance et de prudence sur la présentation des faits et des circonstances qui ont conduit à la mort du jeune homme de 16 ans, en omettant par exemple la présence de couteaux.
La réaction de Patrick Cohen
Car deux versions s’opposent toujours. Celle des participants du bal qui évoquent une attaque préméditée et celle des neuf suspects mis en examen qui tendrait plutôt vers une banale altercation qui a dégénéré.
Après l’emballement qui a donc suivi les propos de Patrick Cohen, l’émission Vrai ou Faux de Franceinfo a pu obtenir la réaction du journaliste ce mardi 28 novembre.
« Quand les réactions sont aussi vives et épidermiques, c’est qu’il manque toujours un peu de nuance », a commencé par reconnaître volontiers Patrick Cohen au sujet de son édito. En revanche, il défend son propos, « qui n’était pas d’établir une vérité définitive, qui n’était pas non plus d’atténuer la gravité des faits ».
Il évoque plutôt « l’idée de pointer le décalage qu’il pouvait y avoir entre les discours politiques et cette espèce de fantasme d’une guerre civilisationnelle, d’un conflit ethnique (…) et la réalité de ce que l’on sait d’une enquête extrêmement complexe et d’une soirée qu’il est difficile de raconter ».
Réactions et saisine de l’Arcom
Plusieurs téléspectateurs et personnalités politiques, comme la députée RN du Var Laure Lavalette, ont toutefois indiqué leur volonté de saisir l’Arcom (ex-CSA), jugeant que cette séquence fait la honte de l’audiovisuel public.

