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Diffusion d’un documentaire sur la mort et le deuil
Passé à l’occasion de la Toussaint sur France 3, c’est sur Tébéo, Tébésud et TVR que sera diffusé ce jeudi 14 décembre, à 20 h 30, De sel, de cendres et de souvenirs, un documentaire signé Julie Grossetête, réalisatrice de Port-Blanc, à Penvénan.
Informations sur l’auteur et la date de publication
Par Rédaction Lannion
Publié le
52 min sur la mort et le deuil
Un film de 52 minutes consacré au rapport à la mort et au deuil. Et même si la jeune femme affirme que ce documentaire achevé à la mi-octobre est un projet porté depuis longtemps, et dont elle a tourné les premières images au Japon en 2018, la genèse en est en réalité encore bien plus ancienne.
Complément d’information sur le parcours de l’auteur
À l’âge de 18 ans, Julie perd sa mère et son entourage croit bien faire et protéger la jeune femme en la tenant éloignée de la mise en bière, du corps de la défunte et même en n’évoquant plus ensuite le souvenir de celle-ci. Un manque qui a marqué Julie, qui ne savait comment s’approprier le deuil de sa mère.
« On a en France un très mauvais rapport à la mort, cela m’a beaucoup fait réfléchir et je me suis intéressée à d’autres cultures et d’autres pays comme le Japon où il y a dans chaque maison un autel dédié aux ancêtres. »
Dans les pas de trois artistes
Résultat d’un cheminement personnel où l’histoire de Julie se déroule en filigrane, le documentaire De sel, de cendres et de souvenirs s’attache aux pas de trois personnes, trois artistes, trois cultures et à leur façon de vivre, de surmonter le deuil de leurs proches.
On découvre ainsi Marina Le Guennec, metteuse en scène et comédienne qui s’entoure des possessions des disparus et raconte sur scène l’histoire de son « pépé bernique », la photographe de guerre Christine Spengler qui enlumine les photos des morts pour leur redonner vie ou le Japonais Motoi Yamamoto qui respecte des rituels et dessine avec du sel pour garder sa femme en mémoire.
Trois façons de garder les morts près de soi ou avec soi, trois façons d’avancer et de créer, trois façons de faire passer le message de la réalisatrice : non, le deuil ne signifie pas l’oubli.
Hélène Mugnier
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