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Meta accusée de censure mondiale des contenus favorables aux Palestiniens
L’ONG Human Rights Watch (HRW) accuse Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, d’avoir mis en place une censure mondiale des contenus favorables aux Palestiniens depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas. Dans un rapport de 51 pages, HRW affirme que cette censure contribue à l’effacement des souffrances des Palestiniens.
Un rapport de HRW met en lumière la censure systémique de Meta
Le rapport de HRW intitulé « Les promesses non tenues de Meta : censure systémique de contenus pro palestiniens sur Instagram et Facebook » documente 1 050 cas de censure ou de suppression de contenu dans plus de 60 pays entre octobre et novembre. La majorité des publications censurées concernent des soutiens pacifiques à la Palestine.
HRW met également en évidence six modèles récurrents de censure : suppressions de contenus, suspension ou suppression de comptes, incapacité d’interagir avec les contenus, restrictions à l’utilisation de fonctionnalités, et « shadow banning ». Ce dernier terme désigne une pratique visant à restreindre la visibilité des publications de certaines personnes pour limiter le cyberharcèlement et la propagation de fausses informations.
Une influence excessive des gouvernements et une modération opaque
HRW estime que quatre facteurs ont contribué à cette censure : la politique de Meta sur les individus et organisations dangereuses, l’influence excessive des gouvernements, la dépendance à l’égard d’outils automatisés de modération, et l’application opaque et incohérente des politiques de modération par Meta.
L’ONG a appelé Meta à aligner ses politiques et pratiques de modération de contenus sur les normes internationales en matière de droits de l’homme. De son côté, Meta a affirmé prendre sa responsabilité en matière de droits de l’homme et ses principes fondamentaux en la matière.

