(Crédit : MEZ) – Maxime Picard est le P-DG de la CPMM (Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne).
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Garantir le droit à une information de qualité à l’heure numérique
: c’était un des enjeux des récents Etats généraux de l’information, qui se sont déroulés début octobre 2023. Un objectif démocratique et citoyen que partagent pleinement Maxime Picard, le P-DG de la CPMM (Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne), et la soixantaine de salariés que compte cette Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) spécialisée dans la distribution de la presse pour les Bouches-du-Rhône et le Var.
Si la CPMM ne compte aucun journaliste dans ses effectifs, elle est en revanche un maillon essentiel de la diffusion de la presse écrite dans ces deux départements, à travers la livraison quotidienne des quotidiens et des magazines locaux ou nationaux chez près de 500 « marchands de journaux ».
Rôle de la CPMM dans la distribution de la presse
L’entreprise, née en février 2021, à la suite de la liquidation de l’ex-SAD (succursale locale du groupe Presstalis) sous une forme coopérative, compte parmi ses actionnaires les 61 salariés, des éditeurs de presse, des détaillants et des collectivités locales (Mimet, Vitrolles, Miramas, Septèmes-les-Vallons, Port-de-Bouc). « Nous avons également bénéficié de l’aide de la Métropole Aix-Marseille Provence, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la Ville de Marseille au moment de la création de la CPMM », précise son P-DG.
Depuis, l’entreprise a « démontré la viabilité de son modèle économique », souligne Maxime Picard. Celle-ci est pour autant confrontée à une double difficulté d’ordre structurel.
Des services connexes à son cœur de métier
Il s’agit d’une part de la lente érosion des ventes de titres de la presse écrite (concurrencées par les versions numériques de ces mêmes titres). Et d’autre part, des conséquences de la fermeture de nombreux points presse dans la région, « ce qui conduit à l’apparition de zones blanches » dans certaines parties du territoire, note Maxime Picard.
Élargissement de l’offre de services de la CPMM
Une problématique qui a conduit la CPMM à élargir son offre de services, même si son cœur de métier, qui s’articule autour de quatre missions principales*, reste inchangé. Parmi les axes de diversification prévus figurent la fourniture de produits d’hygiène, de papeterie, de mobilier de bureau, pour les détaillants… mais aussi les entreprises, les associations, les collectivités locales ou territoriales.
L’autre piste envisagée concerne la livraison de produits divers, « comme ceux en lien avec le secteur de la pharmacie, par exemple ».
« Il s’agit de nouveaux métiers, mais nous disposons d’atouts : nous couvrons un large secteur géographique réparti sur deux départements, avec une expertise dans le secteur de la logistique, et l’habitude de travailler en flux tendu », souligne Maxime Picard.
Il ambitionne d’opérer cette diversification « dans les mois à venir ».

