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Perte de visibilité compensée par une communication numérique ciblée
Pour compenser cette perte de visibilité, certains optent aussi pour une communication numérique plus ciblée. Depuis qu’elle a renoncé à Twitter, Anne Hidalgo développe sa communication sur un canal de diffusion Instagram. Raphaël Glucksmann, lui, vient tout juste de créer un groupe Whatsapp dédié au partage de ses engagements et de son agenda. Sur ces réseaux, le champ d’influence est généralement réduit : le nombre d’abonnés ne dépasse pas les quelques milliers.
Mais les informations restent transmises en continu, dans un cadre contrôlé auprès d’internautes convaincus, qui ne peuvent pas répondre ou réagir. L’échange est unilatéral : cela limite les débordements et les mauvaises surprises.
Influenceurs politiques
Du reste, les réseaux sociaux ont bouleversé la communication politique et les stratégies électorales. Pourtant, selon la professeure Fabienne Greffet, il reste impossible de mesurer le seul impact des réseaux sociaux en politique sans les articuler avec d’autres champs d’action plus traditionnels.
« C’est toujours difficile d’attribuer un rôle vraiment déterminant aux réseaux sociaux dans la notoriété d’un élu. Cela se combine généralement avec d’autres facteurs de légitimité comme le soutien d’une organisation ou d’un parti, une expérience politique de longue date, la présence dans les médias traditionnels, ou le fait d’avoir acquis des compétences en communication. »
À titre d’exemple, elle cite l’ancien journaliste et président du parti d’extrême-droite Reconquête, Eric Zemmour. Sur Twitter, son compte personnel est suivi par plus de 470 000 abonnés, celui de son parti plus de 65 000. « Si son équipe de campagne mise sur une forte présence numérique, rappelons qu’il doit d’abord son capital politique aux médias classiques. »

