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La presse écrite en crise dans les Outre-mer
La presse écrite connaît une crise importante dans l’ensemble des Outre-mer. Les journaux ferment, abandonnent leurs éditions papier et réduisent leur nombre de journalistes. Cette situation est due à la baisse des ventes, à la diminution des revenus publicitaires ainsi qu’à l’augmentation des coûts liés à l’énergie et au papier. Le coût du papier est passé de 400 à 800 euros la tonne en deux ans. Ces difficultés sont également aggravées par les coûts supplémentaires liés à l’insularité, à la distribution, au lectorat restreint et au nombre réduit d’annonceurs.
La menace pour Le Quotidien de La Réunion et Le Journal de l’île de La Réunion
Après la reprise de France-Antilles par Xavier Niel en 2020 et la disparition des quotidiens historiques du Pacifique, deux journaux de La Réunion, Le Quotidien de La Réunion et Le Journal de l’île de La Réunion, sont menacés de disparaître en ce début d’année.
Les mesures de soutien
Comme d’autres industries touchées par la crise, la presse bénéficie d’un plan de relance. Une aide pérenne a été mise en place pour les titres de presse traitant d’actualité et d’information politique et générale (IPG) dans les Outre-mer. Cette aide est de 2 millions d’euros par an. De plus, les entreprises de presse ultramarine peuvent bénéficier d’un taux d’aide de 60% dans le cadre du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP). Par exemple, le groupe France-Antilles a reçu 8,6 millions d’euros pour installer des imprimeries numériques en Martinique et en Guadeloupe et imprimer localement la presse nationale qui était auparavant acheminée depuis la France métropolitaine. Le gouvernement a également mis en place une aide exceptionnelle de 3 millions d’euros pour les éditeurs ultramarins afin de compenser la hausse du coût du papier.
Persistance des difficultés
Cependant, malgré ces dispositifs de soutien, les difficultés persistent dans le secteur de la presse. Ces problèmes économiques posent également des enjeux démocratiques.
Les enjeux à venir
Face à cette crise, il est important de comprendre les causes profondes de ces difficultés et d’envisager des solutions pour assurer le maintien du pluralisme de la presse dans les territoires. Les États généraux de l’information, lancés par le gouvernement, visent à proposer un plan d’actions concret pour le droit à l’information en France d’ici à l’été 2024.
Les invités
Pierre Petillault
Pierre Petillault, directeur général de l’Alliance de la presse d’information générale
Virginie Sassoon
Virginie Sassoon, directrice adjointe du CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information)
En duplex
Édouard Marchal
Édouard Marchal, délégué syndical SNJ au Quotidien de la Réunion
Cyril Boutier
Cyril Boutier, directeur de la Rédaction de France-Antilles (Martinique)
Béatrice Cléon
Béatrice Cléon, directrice générale de France-Antilles (Martinique)
La diffusion de cette émission est prévue à partir du 26 janvier sur l’ensemble des antennes du Réseau des 1ère, ainsi que sur La1ere.fr, l’offre numérique Outre-mer de France Télévisions.
Source : france.tv
