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Une proposition de désactivation des fonctionnalités des réseaux sociaux en cas de violences urbaines massives
L’idée est explosive, mais les élus qui la portent jugent nécessaire d’ouvrir le débat. La commission des lois du Sénat propose, au terme de sa mission d’information sur les émeutes survenues l’été dernier après la mort de Nahel, de permettre aux préfets la « désactivation de certaines fonctionnalités des réseaux sociaux » en cas de violences urbaines massives.
Les fonctionnalités visées
En clair, il s’agit d’empêcher la possibilité de se géolocaliser ou de se filmer en direct sur des plateformes comme Facebook ou Snapchat. Les boucles privées comme WhatsApp ou Telegram sont aussi dans le collimateur, en permettant la levée du « caractère privé » de ces conversations qui peuvent…
Les élus souhaitent ainsi limiter la capacité des individus à diffuser en temps réel des vidéos ou des informations géolocalisées lors de situations de violence urbaine. Ils soutiennent que ces fonctionnalités des réseaux sociaux peuvent faciliter la propa…
La nécessité de prévenir et maîtriser les violences urbaines
Cette proposition fait suite aux émeutes qui ont éclaté l’été dernier à la suite de la mort de Nahel. Les élus estiment qu’en désactivant certaines fonctionnalités des réseaux sociaux, les autorités pourraient mieux prévenir et maîtriser les violences urbaines. Ils soutiennent qu’en limitant la capacité des individus à partager en direct des informations sensibles, il serait plus facile de contrôler la situation et d’empêcher la propagation rapide des incidents.
Cependant, cette proposition suscite également des inquiétudes quant à la restriction des libertés individuelles et à la possibilité de censure, étant donné que cela impliquerait la surveillance et la désactivation de certaines fonctionnalités des réseaux sociaux par les autorités. Des questions se posent également sur le caractère effectif de cette mesure et sur la façon dont elle serait mise en œuvre sans porter atteinte aux droits fondamentaux des citoyens.

