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La malédiction frappe encore le ministère de la Culture
En dépit de ses efforts et de son ancrage très à gauche, Rima Abdul Malak n’a pas réussi à rester longtemps au poste de ministre de la Culture. Elle a déclaré lors de la passation de pouvoir avec sa successeur, Rachida Dati, qu’elle espérait déjouer la malédiction qui frappe le ministère depuis plus de dix ans et qui fait que les ministres restent en poste moins de deux ans.
Exit donc l’ex-meilleure amie du couple Macron. Ses prises de position sur la loi Immigration et sur l’affaire Depardieu ont définitivement éteint sa bonne étoile. Aurélie Filippetti, directrice des affaires culturelles à la mairie de Paris et ancienne ministre de la Culture, affirme que c’est cela que le président de la République ne lui a pas pardonné.
Tristesse et colère à gauche
L’éviction de Rima Abdul Malak a été vécue comme une terrible injustice à gauche. La radio publique France Culture affirme qu’elle avait pourtant fait un sans faute jusqu’à présent. France Inter répète que la nomination de Rachida Dati est un coup dur pour la droite, mais son ton railleur ne trompe personne. Le départ de la Ministre a été regretté par Libération, Télérama et L’Obs, chacun saluant son engagement contre la loi scélérate, son départ du ministère de la Culture comme une rock star, et son combat contre les idées ultraconservatrices de Vincent Bolloré.
Une alliée de poids en moins pour le service public
Les directrices de France Télévisions et de Radio France, Delphine Ernotte et Sibyle Veil, ont rendu hommage à Rima Abdul Malak à sa sortie du ministère de la Culture. Certain internautes ont critiqué ces manifestations d’amitié, y voyant une scène surréaliste et une consanguinité gauchiste en infraction avec l’indépendance dont se drapent normalement les médias.
Reste à voir maintenant si Rachida Dati réussira à instaurer de grands changements dans ce domaine.

