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Le dépôt d’une plainte suite à des propos racistes
Eddy Guiriaboye réagit face aux injures odieuses
J’ai été choqué, blessé, puis triste, j’ai pleuré », explique Eddy Guiriaboye, responsable territorial depuis 2006 chez 13 Habitat, « jamais je n’avais été confronté à des propos aussi violents, racistes. » Il a décidé de déposer une plainte contre le délégué syndical Sud, auteur des injures odieuses déversées sur une boucle Whatsapp de six salariés en octobre dernier.
La réaction indignée de Nora Preziosi
Ces agissements sont inadmissibles. Moi présidente, le racisme ne passera pas! », s’insurge Nora Preziosi.
Les mesures prises par la direction de l’entreprise
Le directeur général des services est également présent pour épauler le cadre. « Un salarié qui était dans la boucle était outré par la teneur des conversations. Il m’a interpellé. J’ai constaté que ces propos dépassaient les bornes et j’ai fait venir un huissier qui a identifié les numéros de téléphone, dont un est professionnel », précise Jean-Louis Ervoes.
Également ciblée dans ces échanges sur le réseau social, la direction a pris des mesures. D’abord convoqué, puis éloigné à titre conservatoire le temps d’une enquête, le délégué syndical a écopé d’une mesure de licenciement. Cette dernière n’a pas été validée par l’Inspection du travail, qui ne retient pas les griefs.
Les limites de l’employeur dans la consultation des messages privés
Les propos diffamatoires étaient écrits dans une boucle privée. Or, l’employeur n’a pas le droit de consulter les messages privés d’un salarié. La jurisprudence considère cependant comme valable la procédure disciplinaire engagée contre un salarié dont les messages échangés avec une collègue via son adresse professionnelle sont insultants envers des supérieurs et subordonnés et comportent de nombreuses critiques sur l’organisation, la stratégie et les méthodes de l’entreprise.
Les prochaines actions envisagées
La direction de 13 Habitat entend donc contester cette décision « par la voie juridique et en interpellant le ministère », annonce le directeur général. Quant à Haidari Nassurdine, scandalisé par l’utilisation du mot « boy », à forte connotation colonialiste, le président du Cran assure que « l’association se portera partie civile dans la plainte ». De son côté, Sud Solidaires 13 prend connaissance du dossier et alerte au national.
‘J’ai été choqué, blessé, puis triste, j’ai pleuré’, explique Eddy Guiriaboye, responsable territorial depuis 2006 chez 13 Habitat, ‘jamais je n’avais été confronté à des propos aussi violents, racistes’. Il a décidé de déposer une plainte contre le délégué syndical Sud, auteur des injures odieuses déversées sur une boucle Whatsapp de six salariés en octobre dernier. Ces agissements sont inadmissibles. Moi présidente, le racisme ne passera pas!, s’insurge Nora Preziosi.
* Arrêt n°18-24861 rendu par la chambre sociale de la cour de cassation le 9 septembre 2020

