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Les demandes de restitution de la statue moaï sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux du British Museum sont débordés par des messages écrits en espagnol. Des internautes chiliens se sont lancés dans une campagne sur Instagram pour réclamer au musée britannique la restitution d’une statue moaï, l’un des célèbres monuments de pierre de l’île de Pâques, explique le Guardian.
Une vague de posts sur les réseaux sociaux
Les demandes chiliennes – l’île de Pâques est un territoire chilien – pour rapatrier les statues ne datent pas d’hier. Néanmoins, cette vague de posts sur les réseaux sociaux surprend par son ampleur : elle a contraint le musée à fermer l’espace commentaires sous certaines publications Instagram.
L’appel de Mike Milfort et le soutien du président chilien
D’après le Guardian, le mouvement a été lancé par l’influenceur Mike Milfort, de Santiago, suivi par un million de followers. Son appel à restituer les monolithes est même parvenu jusqu’à l’écran de Gabriel Boric, le président du pays d’Amérique du Sud, qui a exprimé son soutien à la cause à la radio.
Hoa Hakananai’a
Pedro Edmunds Paoa, maire de l’île de Pâques, a néanmoins tancé Gabriel Boric, avançant qu’il « ne devrait pas politiser quelque chose qui est si holistiquement, spirituellement et culturellement important pour nous ». En 2018, Rapa Nui avait réclamé par écrit le retour des deux statues. En guise de réponse, des visites entre des représentants du musée et de l’île s’étaient tenues. Le British Museum a d’ailleurs assuré entretenir de « bonnes relations » avec ses collaborateurs de ce territoire situé dans l’océan Pacifique.
Ce qui n’a pas empêché le conseil des anciens de Rapa Nui d’écrire la même requête au roi Charles l’an passé. Mais d’échange il n’y a pas eu, l’autorité culturelle de l’île n’a pas reçu de réponse royale. « Nous n’excluons pas que le Hoa Hakananai’a puisse rester à Londres et devenir notre grand ambassadeur, a pour sa part déclaré Edmunds Paoa. Mais nous devons établir fermement que son propriétaire légitime est la culture de Rapa Nui. »
Il faut dire que le Hoa Hakananai’a, l’un des deux moaï exposés à Londres, revêt une importance significative pour Rapa Nui. Son nom se traduit ainsi : « l’ami volé ».

