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Jean-Sébastien Soldaïni remporte le Prix de la presse diplomatique
Originaire de Bastia et grand reporter à la rédaction internationale de Radio France, Jean-Sébastien Soldaïni s’est vu décerner le Prix de la presse diplomatique 2023. Composé de journalistes, le jury a récompensé sa série de reportages sur les élections présidentielles en Turquie.
Le Prix annuel de la presse diplomatique
Jeudi 14 décembre, le Prix annuel de la presse diplomatique a été décerné à Jean-Sébastien Soldaïni. Une récompense « destinée à couronner la meilleure couverture de sujets de politique internationale (articles d’éclairage ou d’analyse, enquêtes ou reportages) réalisés par un journaliste titulaire de la carte de presse professionnelle », explique l’Association de la presse diplomatique.
Des reportages en Turquie
Originaire de Bastia, le journaliste corse a été primé pour les reportages qu’il a réalisés en Turquie, en mai dernier, dans le cadre des élections présidentielles du pays du Proche Orient, à cheval entre l’Europe et l’Asie.
La Turquie, son scrutin présidentiel, et son président sortant Recep Tayyip Erdogan. C’est donc le thème du magazine de 4 minutes 30 qui a séduit le jury. Il a été diffusé, avec d’autres sujets sur la présidentielle turque, entre le 11 et le 16 mai, sur France Info, France Inter et France Culture.
Les régions favorables à Erdogan
Intitulé « Sur les bords de la mer Noire, fief des partisans de « Tayyip » », le reportage de Jean-Sébastien Soldaïni sort d’Istanbul et d’Ankara pour emmener l’auditeur à Trabzon et à Rize. Une région où Erdogan possède d’indéfectibles soutiens, soit sa base électorale conservatrice depuis son accession à la présidence en 2014.
L’idée, expose le journaliste bastiais, était de montrer que Recep Erdogan bénéficiait encore d’une base très, très solide dans les campagnes et pas forcément dans une grande ville. Avec Erdogan, on est sur une politique de l’homme fort, de la personne très incarnée. Là, nous sommes donc allés dans le berceau de sa famille. Même s’il n’a pas grandi ici mais à Istanbul, c’est dans cette région-là, sur les bords de la mer noire, que se trouve son assise la plus forte. Ce sont des régions un peu éloignées des grands centres urbains et qui restent, comme dans beaucoup de pays, au final, très attachées aux valeurs traditionnelles.
Le rôle du fixeur
Pendant dix jours, Jean-Sébastien Soldaïni a arpenté la Turquie des villes et celle des campagnes « sans difficulté pour y faire son travail ». Il souligne que l’utilisation d’un fixeur, en l’occurrence İsmet Akça, a été d’une grande aide. Le fixeur n’est pas seulement un interprète, mais il offre également un appui précieux, un carnet d’adresses et un réseau dans le pays.
Le parcours de Jean-Sébastien Soldaïni
Dans son parcours de journaliste, Jean-Sébastien Soldaïni a également poussé pas mal de portes. Après avoir tapé à celles de plusieurs rédactions, il a commencé sa carrière à Radio France Internationale en 2008. Il a ensuite rejoint la rédaction d’Europe 1 en 2012, où il est resté près de dix ans en tant que grand reporter. Depuis 2022, il officie sur Radio France en tant que rédacteur en chef de la matinale de France Info.
Le Prix de la presse diplomatique lui sera officiellement remis mi-janvier, au Quai d’Orsay, par Catherine Colonna, la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

