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C’est à la fois une bavure et constitutif d’un crime de guerre
Le rapport de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) confirme que la mort d’un reporter de Reuters au Liban il y a cinq mois était causée par des tirs provenant d’un char de Tsahal en Israël. Le char avait tiré sur un groupe de journalistes clairement identifiables, violant ainsi le droit international. Une enquête de Reuters publiée en décembre avait déjà révélé ces faits.
Les circonstances du drame
Le 13 octobre, le reporter libanais Issam Abdallah se trouvait avec un groupe de journalistes qui documentaient les échanges de tirs d’artillerie entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais. Cela faisait suite aux bombardements de Gaza par Israël en représailles à une opération du Hamas. Les journalistes se trouvaient à découvert sur le flanc d’une colline surplombant le village libanais d’Alma al Chaab.
Aucune raison identifiée
Au moment où le char a ouvert le feu, il n’y avait eu aucune détonation depuis une quarantaine de minutes le long de la « ligne bleue », la frontière entre le Liban et Israël. L’enquête n’a cependant pas pu déterminer les raisons de ces tirs. L’armée israélienne a affirmé qu’elle ne visait pas intentionnellement des civils, y compris des journalistes, mais a également souligné les dangers de se trouver dans une zone de guerre.
La Finul a recommandé à Tsahal de poursuivre les investigations et de partager ses conclusions avec l’ONU afin d’éviter de tels drames à l’avenir.

