Sommaire :
Suspension de la journaliste Barbara Olivier-Zandronis
En décembre dernier, Barbara Olivier-Zandronis, une journaliste de la radio privée guadeloupéenne RCI, avait été suspendue d’antenne après une interview houleuse de Jordan Bardella, le président du Rassemblement National (RN). Dans une série de tweets postés dimanche sur X (ex-Twitter), elle a expliqué qu’elle ne reviendrait pas à l’antenne, rapporte Le Parisien.
La journaliste a pris sa décision malgré une pétition demandant sa réintégration, qui a recueilli plus de 42.000 signatures. Un soutien dont elle s’est dite « immensément reconnaissante » sur le réseau social. Après avoir cité une célèbre phrase d’Albert Londres, Barbara Olivier-Zandronis a expliqué vouloir désormais « exercer (son) métier là où il (lui) sera possible de le faire sans oblitérer (sa) conscience ».
Soutien de la part de la journaliste
Sur son compte X, la journaliste a souhaité une année 2024 « porteuse d’espoir là où le désespoir a gagné du terrain et de bravoure là où l’esprit s’est découragé ». Elle a également adressé ses remerciements à ses confrères « passionnés de l’information, citoyens engagés, auditeurs soucieux du respect de la démocratie et attachés au respect de la liberté de la presse ».
Débat autour de la liberté de la presse
Après la suspension de la journaliste, le directeur délégué de RCI Guadeloupe avait réagi en expliquant : « Ce n’est pas la première rédaction au monde où quelqu’un est retiré de l’antenne quand il y a un couac. » Barbara Olivier-Zandronis avait toutefois reçu le soutien de plusieurs élus, notamment de gauche, qui avaient dénoncé une atteinte à la liberté de la presse.
En CDD depuis septembre, Barbara Olivier-Zandronis assurait la présentation du journal de 13 heures chaque semaine, du vendredi au dimanche.

