Sommaire :
Contexte
Le 13 octobre, un bombardement israélien dans le sud du Liban a tué un journaliste et en a blessé six autres. Amnesty International et Human Rights Watch ont présenté leurs rapports sur cet incident, qualifiant le bombardement de « crime de guerre ».
La mort d’un journaliste vidéo
Issam Abdallah, un journaliste vidéo de l’agence Reuters, a été tué lors des frappes dans le sud du Liban. Les blessés comprenaient deux autres journalistes de Reuters, deux journalistes de la chaîne qatarie Al Jazeera et deux journalistes de l’Agence France-Presse.
Conclusions des enquêtes indépendantes
Les enquêtes menées par Amnesty International et Human Rights Watch ont abouti aux mêmes conclusions que celle de l’AFP. Elles ont identifié l’utilisation d’un obus de char de 120 mm d’origine israélienne.
Appel à une enquête pour crime de guerre
Aya Majzoub, directrice adjointe d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a affirmé lors d’une conférence de presse que les attaques israéliennes contre des journalistes doivent faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre. Elle a également demandé que les responsables de la mort du journaliste et des blessures des autres journalistes soient tenus responsables.
Attaques délibérées sur des civils
Ramzi Kaiss de Human Rights Watch a également qualifié les frappes israéliennes d’attaques délibérées sur des civils, ce qui constitue un crime de guerre. Il a souligné que les forces israéliennes savaient ou auraient dû savoir que le groupe attaqué était composé de journalistes.
Suspension de l’assistance militaire et des ventes d’armes à Israël
Human Rights Watch demande aux alliés clés d’Israël – les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Allemagne – de suspendre leur assistance militaire et leurs ventes d’armes à Israël pour éviter qu’elles ne soient utilisées pour commettre de graves abus.
Les journalistes blessés expriment leur engagement
Lors de la conférence de presse, le vidéojournaliste de l’AFP, Dylan Collins, blessé dans le bombardement, a déclaré qu’il espérait que les enquêtes marqueraient le début d’un cheminement vers la justice et la reddition des comptes. Il a cité sa collègue Christina Assi qui a déclaré que rien ne pourrait les faire taire malgré les risques inhérents à leur travail.
Suite de l’enquête et appel à la justice
Le gouvernement libanais a annoncé qu’il allait inclure les conclusions de l’enquête dans la plainte déposée devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Le Comité de protection des journalistes a salué la publication des enquêtes et a appelé à une enquête indépendante et transparente permettant de traduire en justice les responsables de l’attaque considérée comme un crime de guerre.
Tollé de la communauté internationale
Cet incident s’inscrit dans une série de violences qui ont touché la région depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, avec un bilan particulièrement lourd pour les journalistes. Selon le Comité de protection des journalistes, au moins 63 journalistes et employés des médias ont été tués depuis le 7 octobre.

