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Follow : une série primée malgré un budget contraint
Publié le 26 nov. 2023 à 9:05
Mis à jour le 27 nov. 2023 à 10:57
Un exploit réalisé avec peu de moyens
Malgré un budget contraint, « Follow » a reçu le prix du meilleur 52 minutes au Festival de la Fiction de la Rochelle en septembre dernier. Victoire d’Aboville, créatrice de la série au sein de Bonne Pioche, nous raconte la genèse de ce thriller singulier et captivant diffusé sur 13e Rue.
Une idée née d’une collaboration fructueuse
Après des années de production au sein du groupe M6, Victoire d’Aboville a créé une filiale consacrée aux séries au sein de Bonne Pioche. C’est lors d’une rencontre avec Hector Lavigne, responsable des acquisitions et des productions chez NBCUniversal France, propriétaire de 13e Rue, que l’idée de « Follow » a pris forme. Le projet visait à coproduire deux séries par an correspondant à l’ADN de 13e Rue : des thrillers sombres et féminins, avec un budget limité. Victoire d’Aboville s’est rapidement intéressée à ce défi et a travaillé avec Sophie Dab et Florian Spitzer pour développer la série.
Les reproches envers les réseaux sociaux
Victoire d’Aboville souhaite faire le procès des réseaux sociaux à travers la série « Follow ». Elle souligne que l’exposition permanente sur les réseaux sociaux peut être dangereuse pour les individus et pour la société. Elle met en avant les risques liés à la fourniture d’informations personnelles à de possibles prédateurs et pointe du doigt l’importance excessive accordée à l’image de soi.
Le réalisateur et son apport à « Follow »
Louis Farge, le réalisateur de la série, a joué un rôle crucial dans la création de l’atmosphère froide et inquiétante de « Follow ». Son talent a permis de donner une dimension originale à un genre habituellement balisé. Il a su transcender les contraintes budgétaires en répétant les scènes en amont avec les acteurs et en exploitant les décors intérieurs pour créer une impression de vide et de solitude.
Les défis de la production
Outre la contrainte budgétaire, la production de « Follow » a dû relever plusieurs défis. Il était essentiel de préserver l’étrangeté du personnage principal tout en créant une connexion émotionnelle avec le public. De plus, la représentation des réseaux sociaux à l’écran devait être à la fois contemporaine et neutre. Enfin, transmettre des émotions fortes était primordial pour l’équipe de production.
Des projets futurs
Victoire d’Aboville souhaite continuer à produire deux séries par an avec Bonne Pioche et découvrir de nouveaux talents capables de renouveler le genre du thriller tout en séduisant les chaînes de télévision.

