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Série d’insultes reçues par une élue municipale
Le samedi 6 janvier, Gaëlle Thomas, élue municipale de Genlis (Côte-d’Or), a décidé de porter plainte suite à des insultes reçues sur Facebook. Elle a été qualifiée de « gaucho-bobo caviar et pouffe de base ». Ces insultes l’ont profondément choquée, notamment en raison de la connotation sexiste de l’expression. Ce cas n’est malheureusement pas isolé, car de plus en plus de représentants locaux sont confrontés à des insultes et des menaces sur les réseaux sociaux.
D’autres représentants locaux quittent les réseaux sociaux
Certains représentants locaux de la Côte-d’Or ont décidé de quitter les réseaux sociaux après avoir été victimes d’un déferlement d’insultes. Toutefois, l’un des premiers élus à prendre cette décision n’est pas originaire de ce département, mais de Paris. En effet, le lundi 27 novembre, la maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé qu’elle quittait définitivement le réseau social X (ex-Twitter), qu’elle considère désormais comme une « arme de destruction massive de nos démocraties ». Cette prise de position a inspiré de nombreux élus locaux qui ont emboîté le pas à Anne Hidalgo.
Les motivations de certains élus
Pour certains élus, la décision de quitter les réseaux sociaux a été motivée par des événements très spécifiques. Par exemple, Antoine Hoareau, adjoint au maire de Dijon, a décidé de quitter X après avoir été indigné par la présence d’une croix catholique sur l’uniforme d’un policier lors du congrès des maires de France. De son côté, Benoit Bordat, député de la Côte-d’Or, a publié les raisons qui justifiaient son vote sur le projet de loi immigration, ce qui lui a valu des insultes et des menaces. Malgré ces situations différentes, les deux élus ont été confrontés à des réponses similaires : insultes, menaces et parfois même des attaques personnelles.
Les raisons du départ
Les élus qui ont quitté les réseaux sociaux affirment ne ressentir aucun regret quant à leur décision. Ils considèrent cette démarche comme une forme de libération, refusant de subir des insultes inqualifiables. En revanche, Gaëlle Thomas, élue municipale de Genlis, est restée sur Facebook malgré les insultes qu’elle a reçues. Elle a toutefois été réconfortée par de nombreux messages de soutien.
La nécessité de changer la loi
Antoine Hoareau, adjoint au maire de Dijon, estime qu’un changement de loi est nécessaire pour responsabiliser les plateformes numériques. Il fait remarquer qu’un organe de presse doit modérer les commentaires anonymes sous ses articles, alors que les plateformes de réseaux sociaux ne sont pas tenues de faire de même. Il souligne donc l’incohérence de cette situation et demande que les plateformes comme X soient rendues responsables du contenu publié sur leurs plateformes.

