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Feuille de route transparente pour la nouvelle ministre de la Culture
La nouvelle ministre de la Culture ne se cache pas. Lors de ses vœux présentés cette semaine, elle a été transparente sur sa feuille de route. Elle a évoqué une culture qui « fabrique un citoyen » et qu’il convient de « replacer au cœur de notre projet de société, pour que plus personne ne puisse se dire : “Ce n’est pas pour moi.” » Ces mots forts résonnent particulièrement au vu du contexte.
La vision de la ministre sur l’audiovisuel public français
Selon nos informations, la ministre apostrophe l’ensemble de l’audiovisuel public français avec une sémantique bien choisie. Elle qualifie ce groupe de chaînes de télévision et de radios de « pilier de notre démocratie », mais souligne que son idéologie et ses méthodes interpellent parfois jusqu’au sommet de l’État. Par exemple, le président Emmanuel Macron s’est interrogé publiquement sur un programme de France Télévisions et a appelé à la prudence, refusant de participer à une « chasse à l’homme ». Les cibles de cette émission phare de France 2 ne semblent pas être choisies par hasard, avec des personnalités telles que Cyril Hanouna, Jordan Bardella et le Puy du Fou. Emmanuel Macron s’est méfié de France Télévisions pendant longtemps, préférant souvent d’autres médias pour s’exprimer.
Une volonté de redresser le service public
Pour redresser un service public qui coûte aux alentours de 4 milliards d’euros par an aux contribuables, le gouvernement plaide pour qu’il retrouve ses valeurs d’antan. Ses équipes et ses programmes doivent mieux répondre aux attentes des téléspectateurs et des auditeurs, en évitant les biais idéologiques et les partis pris peu conformes au pluralisme que l’audiovisuel public est censé incarner. La nomination de Rachida Dati à un poste aussi exigeant est un message fort d’Emmanuel Macron. La maire du 7e arrondissement de Paris n’est pas femme à se laisser impressionner. Elle affirme haut et fort que la « culture doit être un service public » depuis sa prise de fonction rue de Valois. Elle a même évoqué l’idée de créer une sorte de BBC à la française rassemblant les forces de France Télévisions et de Radio France en un pôle puissant.
Oppositions et craintes face au projet
Ce projet suscite autant de craintes que d’oppositions au sein du service public. Il est à noter qu’une réforme de l’audiovisuel public était déjà prévue lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, mais la crise du covid l’a mise en sommeil. Rachida Dati entend réveiller cette réforme, mais il reste à savoir si elle aura suffisamment de temps et d’audace pour la conduire jusqu’à son terme.

