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Catherine Lara, une carrière musicale d’exception
Depuis près de cinquante ans, Catherine Lara mène une formidable carrière de chanteuse et de compositrice. Violoniste depuis l’âge de 5 ans, celle qui a obtenu le premier prix du conservatoire de Versailles a notamment collaboré avec Nana Mouskori, Maxime Le Forestier ou encore Johnny Hallyday. Invitée de l’émission de Frédéric Lopez Un dimanche à la campagne, elle est revenue sur son coming-out réalisé à la télévision en 1986, dans l’émission Mon Zénith à moi de Michel Denisot.
Catherine Lara, tournée vers l’être humain
Aux côtés du comédien Philippe Lellouche, Catherine Lara explique dans un premier temps avoir très rapidement su qu’elle aimait les hommes et les femmes. « J’ai fait mon coming-out à l’âge de 5 ans. J’ai démarré très tôt !, explique-t-elle. Je veux dire par là que j’ai toujours aimé les hommes et les femmes. C’est un être qui m’attire. J’ai toujours vu l’amour comme ça. J’aime les hommes plus que bien des femmes. J’aime l’être humain ».
En 1983, l’interprète de la chanson La rockeuse de diamant affirmait déjà ce coming-out dans la chanson Automne, écrite par Luc Plamondon. Celle qui a été la compagne de Muriel Robin de 1990 à 1995 explique aujourd’hui être toujours avec la même personne depuis près de trente ans. « Il se trouve que je vis depuis 28 ans avec une merveilleuse femme, qui me donne beaucoup de bonheur ».
Une façon de parler de l’homosexualité qui ne lui plaisait pas
Frédéric Lopez revient alors sur cette interview accordée à Michel Denisot en 1986 dans l’émission Mon Zénith à moi. À la question « Qu’est-ce que vous regardez en premier chez un homme ? », Catherine Lara avait répondu : « Sa femme ». « C’était prémédité, comme réponse ? », a demandé l’animateur. « Non, pas du tout, répond Catherine Lara. Je ne savais pas qu’il allait me poser cette question. Il ne m’a pas donné les questions avant ! ».
La chanteuse avait pourtant deviné que le sujet serait abordé. « Je sentais le sujet arriver parce qu’on en avait un peu parlé, confie-t-elle. On parlait de mon homosexualité, et on n’en parlait pas comme j’en avais envie. On ne parlait pas d’amour, ni d’homo-sensualité, et c’est ça qui m’intéressait. Je trouvais qu’on n’abordait pas le sujet de la bonne façon. Alors, je me suis dit que j’allais détourner l’affaire. En deux secondes, dans ma tête, je me suis dit : ‘Allez, bing, tu dis ça. (…) D’abord, c’est vrai aussi ! Tu regardes qui t’accompagne. Donc il y avait deux raisons de le dire. Mais la deuxième était plus… » conclut-elle, avant de rire aux éclats. Un moment devenu culte pour Frédéric Lopez et Philippe Lellouche.

