Sommaire :
Naissance du Festival du journalisme sportif
Une curiosité à satisfaire
« Je voulais comprendre ce qu’il y a derrière votre métier. » Pour expliquer la naissance du Festival du journalisme sportif, Jean-Christophe Boyer, entrepreneur et ex-édile de Laval jusqu’en 2014, confesse une curiosité qu’il lui fallait satisfaire.
Une passion pour le sport et les médias
Grand dévoreur de sport et de médias, le Mayennais a phosphoré sur cette idée l’année passée : « À 57 ans, je me rendais compte que toute ma vie était jalonnée de pics d’émotion qu’offraient le sport et ceux qui nous le faisaient vivre. Est-ce que le but de Pavard en 2018 nous aurait autant fait vibrer si Grégoire Margotton n’avait pas hurlé : « Second poteau Pavaaard ! » ? »
Rencontre entre le public et les journalistes sportifs
L’idée d’un événement gratuit et ouvert à tous
Il imagine un événement gratuit et ouvert à tous où le public pourrait rencontrer reporters et accros du micro. C’est vers Vincent Duluc, grand reporter à L’Équipe et président de l’Union des journalistes de sport en France (UJSF), qu’il se tourne : « Dans la seconde, j’ai accepté. À l’UJSF, on valorise la beauté de notre profession et c’est la première fois qu’on va pouvoir la raconter. »
Vincent Duluc, grand reporter à « L’Équipe » et président de l’Union des journalistes de sport en France, figure sur la liste des intervenants. (Étienne Garnier/L’Équipe)
Un festival pour décortiquer le récit sportif
Pendant deux jours où l’actualité sportive des terrains n’est pas trop chargée – les organisateurs y ont veillé -, Laval va donc accueillir ce nouveau festival pour décortiquer comment la presse façonne le récit sportif et comment il est accueilli par le public.
Un programme copieux disponible sur www.festivaljs.fr qui mettra en scène journalistes, consultants et producteurs. Sont notamment attendus : Laurie Delhostal, Bernard Lions, Stéphane Guy, Marie-George Buffet et Jean-Michel Aulas.
Ce dernier lancera ces journées par un échange alléchant avec Vincent Duluc, avec lequel les relations sont pour le moins animées depuis plus de trente ans. « On n’en a jamais parlé, avoue notre collègue. Quand il a présidé l’OL, Jean-Michel Aulas a toujours essayé d’avoir une communication en parallèle. Et, en même temps, il n’a jamais dit non à une demande d’interview. On va enfin pouvoir échanger sur son rapport aux médias. »
Jean-Michel Aulas, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais, reviendra sur son expérience avec les médias. (Roberto Frankenberg /L’Équipe)
Des moments d’échanges informels
Le comptoir des journalistes
Parmi les tables rondes et autres master class (« Journalistes, consultants : unis pour le meilleur ? », « Presse locale et club local : l’entente cordiale ? » …), une animation détonne : « Le comptoir des journalistes. » Parce que le sport se vit aussi au café, les invités passeront une heure le jeudi pour discuter dans plusieurs établissements de la ville où l’on refait le match.
« Évidemment qu’on sera dans les lieux de culture, comme le théâtre de Laval, cadre Jean-Christophe Boyer. Mais, le sport ça se discute aussi au comptoir. Je voulais aller là où le sport est débattu. » Comme pour montrer que la presse de sport se déplace sur tous les terrains.

