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Renouvellement de la carte de presse et difficultés rencontrées
Depuis quelques jours, la «polémique» enfle autour du renouvellement de la carte de presse, notamment, suite au «rejet» de certains dossiers. L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a réuni, jeudi, son bureau exécutif en vue d’examiner la situation. Dans le communiqué ayant sanctionné cette «réunion d’urgence», l’Association affirme suivre de près le processus de la délivrance de la carte de presse professionnelle (CPP) pour l’année 2004 par la Commission provisoire chargée de la gestion des affaires du secteur de la presse et des médias. Mais aussi les difficultés qui l’on entaché.
Problèmes techniques et rejets sans justification
Si l’Association met en avant l’importance de la mise en place d’une plateforme électronique pour le dépôt des dossiers, elle relève, néanmoins, que cela a donné lieu à des problèmes techniques, ainsi qu’un manque de sensibilisation et de communication avec les utilisateurs. Au point que de nombreux journalistes se sont vus rejetés leurs dossiers «sans justification». D’autre part, le communiqué évoque que toutes les demandes des journalistes, qui perçoivent moins de 5.800 dirhams le mois, ont été refusées.
Recommandations de l’ANME pour sortir de l’imbroglio
Au-delà de ces constats, l’ANME a émis plusieurs recommandations, pour sortir de cet imbroglio. A commencer par l’extension des délais de dépôt. Aussi, elle appelle à ce que la plateforme soit appuyée par les ressources humaines (Help Desk), pour permettre de mieux traiter les centaines de demandes de renseignements ou d’assistance à distance, à travers un numéro vert.
S’agissant, en outre, du salaire minimum, l’Association suggère la distinction entre les journalistes de la presse écrite, sous régime de la convention collective de 2005 instaurant ledit salaire à 5.800 dirhams, et ceux de la presse électronique en le fixant à 4.000 dirhams de manière exceptionnelle, en attendant l’unification pour l’année prochaine.

