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Shoah : un film qui marque les esprits
Le film Shoah réalisé par Claude Lanzmann a profondément marqué ceux qui l’ont vu. Les récits et les visages des déportés hantés par leur vécu restent gravés dans la mémoire de ceux qui ont été témoins de ce chef-d’œuvre.
La rediffusion de Shoah à l’occasion de la journée de la mémoire des génocides
A l’occasion de la Journée internationale de la mémoire des génocides et des crimes contre l’humanité, le film Shoah sera diffusé sur France 2. Ce documentaire de 9h30, qui a popularisé le terme « Shoah » pour désigner l’extermination des Juifs par les nazis, a été diffusé pour la dernière fois en 2018 sur Arte à la suite du décès de Claude Lanzmann.
Douze ans de travail pour un documentaire unique
Sorti en 1985, Shoah a demandé douze années de travail à Claude Lanzmann. Entre 1974 et 1981, le réalisateur a effectué six ans de recherches, a réalisé dix campagnes de tournage dans quatorze pays différents, a mené soixante-dix entretiens, a accumulé trois cent cinquante heures de rushs et a passé cinq ans au montage.
Une force sans images d’archives
Ce qui fait la force de ce documentaire, c’est qu’il ne présente aucune image d’archives. Claude Lanzmann a choisi de revenir sur les lieux des camps d’extermination, tels que Chelmno, Treblinka, Auschwitz-Birkenau, ou encore le ghetto de Varsovie. Il a recueilli les témoignages des survivants, qu’il appelait « les revenants ».
Des témoignages poignants
Claude Lanzmann expliquait en 1985 : « Ce n’est pas une histoire dans laquelle des gens cravatés racontent des souvenirs. Les souvenirs sont faibles… J’ai choisi les protagonistes capables de revivre cela et pour le revivre, ils devaient payer le prix le plus haut, c’est-à-dire souffrir en me racontant cette histoire. » Parmi ces témoignages, celui de Simon Srebnik, rescapé du camp de Chelmno en Pologne, est particulièrement bouleversant.
Un documentaire honoré et universel
Shoah a reçu de nombreux prix et distinctions, dont un César d’honneur en 1986. Il a également été inscrit l’an dernier au registre de la « Mémoire du monde » par l’Unesco, reconnaissant ainsi son caractère universel et indispensable. Ce film est à voir sur France 2 à 21h10, et sera également disponible sur france.tv pendant 30 jours.
Source :
A Rennes, Ginette Kolinka transmet la mémoire de la Shoah à hauteur d’adolescents

