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Couvrir le cyclone Bélal depuis la métropole
C’est depuis la métropole à Riec-sur-Bélon, chez ses parents, que la journaliste Laura Philippon a couvert le cyclone Bélal. « Je travaille pour Réunion La Première, qui fait partie du groupe France Télévisions. Je suis rentrée quelques jours pour suivre un séminaire de travail à Paris. J’en avais profité pour passer quelques jours en famille », raconte cette dernière. Elle a finalement œuvré pour le site internet « durant 36 heures d’affilée ». « On est passé en direct avec des infos minute par minute. Là, on était vraiment dans une mission de service public ».
Des inquiétudes pour ses proches
La professionnelle ne cache pas sa hâte de rentrer chez elle. « J’ai eu peur pour chez moi et mes proches sur place », souffle-t-elle. À 38 ans, elle est désormais bien installée à la Réunion. « On ne sait jamais. Il est toujours possible que je bouge à nouveau mais pour le moment, j’y suis bien », affirme la Bretonne qui a eu un coup de cœur pour l’île il y a plus de dix ans.
Découverte de l’île intense
C’est un peu par hasard qu’elle atterrit pour la première fois sur « l’île intense ». Après ses études de journalisme, elle travaille dans la presse quotidienne régionale en métropole puis pour le réseau France Bleu. « Je n’avais pas de contrat pour l’été. On me dit qu’à France Ô, chaîne d’Outre-mer qui n’existe plus, ils cherchaient quelqu’un. J’ai eu un premier contrat à Paris. Puis, on me propose de partir trois mois à la Réunion. C’est vrai que j’ai toujours eu en tête de voyager et que les îles m’ont toujours attirée », se rappelle-t-elle. Elle tombe amoureuse. « C’est facile de s’intégrer. On est entre mer et montagne. Les paysages sont très variés sur un territoire plutôt petit. On n’a pas besoin de faire beaucoup de kilomètres pour en prendre plein la vue. J’aime la culture créole », énumère Laura Philippon.
Le plus exotique de tous ces territoires, c’est Saint-Pierre-et-Miquelon (…) Ce n’est pas forcément facile d’y faire parler les gens. C’est une très bonne école
Un parcours professionnel riche
Les sept années qui suivent, elle enchaîne les contrats à durée déterminée à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et en Nouvelle-Calédonie. « Le plus exotique de tous ces territoires, c’est Saint-Pierre-et-Miquelon. C’est tout petit. La culture canadienne est très présente. Ce n’est pas forcément facile d’y faire parler les gens. C’est une très bonne école », décrit la Riécoise. La voilà titularisée en 2017… à Paris. « Mais je voulais revenir à la Réunion à tout prix. Ce sera le cas en 2018 ».
Une actualité riche à la Réunion
Depuis, elle vit au gré d’une actualité riche. « On travaille vraiment à l’échelle d’un pays : la vie chère, le risque requin, le risque volcanique et puis la saison cyclonique. J’espère qu’il n’y aura pas de nouveaux phénomènes météorologiques car le cyclone Bélal a fragilisé l’écosystème et les bâtiments. Et puis, les sols sont déjà gorgés d’eau », commente Laura Philippon.

