Sommaire :
Découverte du visage inconnu de son père
De son père, Valérie Blaise ne connaît qu’un visage immortalisé par quelques photos. La voix de cet homme, elle ne l’a jamais entendue. Michel Maillard, son géniteur, est pour elle une interrogation. Les maigres informations dont elle dispose sont les dates et lieux de sa naissance et de sa mort. « Mon père a vu le jour à Orthez en 1948 et il est décédé en 2008 à Lyon. »
A la fin des années 2000, Valérie Blaise se rend à son domicile, dans l’espoir de le rencontrer. Elle toque à la porte. C’est une femme qui lui ouvre. Celle qui a partagé la vie de son père. « Elle savait qu’un jour, je viendrai. » Mais Valérie Blaise arrive trop tard, Michel Maillard est décédé quelque temps plus tôt. Un coup de massue pour la jeune femme, qui rencontre par la même occasion son demi-frère.
« Je me suis faite toute petite. J’avais l’impression d’être un éléphant dans un magasin de verre. »
Valérie Blaise ne cherchera pas à les recontacter. Épisodiquement, elle échangera avec son frère. « Je me suis faite toute petite. J’avais l’impression d’être un éléphant dans un magasin de verre. » Il y a six ans, l’arrivée de sa fille ravive des plaies qui ne se sont jamais fermées. Les premières questions sur sa famille, auxquelles elle ne peut répondre, arrivent. Le besoin de réponses devient une évidence.
Le 6 février dernier, cette trentenaire vivant à Strasbourg décide de partager sur les réseaux sociaux la quête sur ses origines. Dans une vidéo TikTok — qui cumule actuellement plus d’un million de vues — la jeune femme fait part de son histoire : sa naissance, fruit d’une liaison adultérine, une enfance sans père, un tabou autour duquel personne ne veut mettre de mots.
Elle publie également des annonces sur des pages Facebook dédiées à ce type de recherche. D’emblée, son récit émeut et crée l’engouement chez les internautes.
Un possible voyage en Béarn
Suite à l’article relatant les recherches de Valérie Blaise, le 12 février, une lectrice pense avoir reconnu dans le père de cette dernière, un ami d’enfance de son frère. Une piste synonyme d’espoir, dans une histoire où le conditionnel reste de mise.
« J’ai eu cette femme au téléphone et plusieurs éléments sont vraiment troublants. Elle m’a expliqué que sa maison d’enfance, située rue de l’Horloge, faisait face à celle de mon père. Le nom de Michel Maillard lui est familier. Son frère a fréquenté, comme mon père, l’école élémentaire Notre-Dame, située en haut de la rue Moncade. Elle m’a affirmé que le père de ce Michel était ingénieur. Je sais que mon grand-père occupait cette profession », énumère la trentenaire avant de reprendre son souffle et de poursuivre : « Elle a aussi évoqué l’existence d’une possible sœur de mon père, prénommée Françoise, née au début des années 1950 ».
Une prochaine visite en Béarn devient une éventualité de plus en plus probable. « Cette dame est prête à m’accueillir et mes proches m’encouragent à faire le déplacement. » Parfaitement consciente que cette piste reste encore incertaine, Valérie Blaise veut quand même s’accrocher à ces minces espoirs.

