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Le nouvel attaché politique remet en question l’indépendance du Québec
Andrew Etheridge, le nouvel attaché politique de la députée bloquiste de Manicouagan, Marilène Gill, remet en question la pertinence du projet d’indépendance du Québec. L’élue, de son côté, souligne être ouverte à l’idée de travailler avec des gens qui ne partagent pas l’ensemble des valeurs de sa formation politique.
Une réponse hésitante pendant une entrevue avec Radio-Canada
En entrevue avec Radio-Canada au début du mois de décembre, Andrew Etheridge a hésité de longues secondes avant de répondre à la question posée par le journaliste, qui lui a demandé ce qu’il pensait du projet d’indépendance du Québec. Marilène Gill, présente lors de l’entrevue, a indiqué à son collègue qu’il n’était pas obligé de répondre à la question. Andrew Etheridge s’est toutefois prononcé, après un moment de réflexion.
L’indépendance, est-ce nécessaire? Pourquoi, [simplement] pour la langue? Je ne suis pas pour ou contre. Je ne pense pas que ça soit bon pour l’instant.
Lorsque Radio-Canada a demandé au nouvel attaché s’il considérait que l’indépendance du Québec pourrait aider les gens de la Basse-Côte-Nord, Andrew Etheridge a simplement répondu « non ».
Son ouverture à travailler avec des personnes de différentes idéologies
Pour sa part, Marilène Gill considère que des personnes qui n’adhèrent pas à l’ensemble des idées du Bloc québécois peuvent avoir une place au sein de son équipe.
Tout le monde peut être en politique, tout le monde peut travailler au bureau de la députée de Manicouagan, c’est le bureau de la Côte-Nord. Ce n’est pas le mien. Donc, c’est toute la population. Je pense que ça nous fait juste avancer.
Elle souligne également qu’elle a des amis parmi les membres d’autres formations politiques et qu’elle apprécie les discussions qu’elle peut avoir avec eux.
Andrew Etheridge, un atout pour la Basse-Côte-Nord
Andrew Etheridge était auparavant maire de Blanc-Sablon avant de rejoindre l’équipe de Marilène Gill. Il considère que les gouvernements fédéral et provincial ont une mauvaise compréhension des problèmes qui préoccupent ceux qui habitent la Basse-Côte-Nord, secteur à l’extrême est du Québec.
On est dans le coin du Québec. [Ces gouvernements] ne veulent rien savoir. Par exemple, l’industrie de la pêche, ils ne savent pas ce que c’est
Marilène Gill estime que son nouvel attaché politique lui permettra de mieux faire entendre la voix de la Basse-Côte-Nord.
Ce qui est extraordinaire avec Andrew, c’est qu’il connaît le monde. Il faut donner plus d’attention et de ressources à la Basse-Côte-Nord
Les défis de la Basse-Côte-Nord
Parmi les défis auxquels la députée veut s’attaquer avec son attaché figure la livraison du courrier en Basse-Côte-Nord. Par exemple, l’été dernier, le courrier a atterri moins fréquemment à Blanc-Sablon.
Andrew Etheridge estime que sa région doit régulièrement s’armer de patience pour recevoir la poste.
Des fois, le courrier arrive juste à Blanc-Sablon ou, d’autres fois, juste à Chevery. C’est vraiment irrégulier
Marilène Gill indique que des efforts sont faits pour obtenir des informations précises sur les problèmes de livraison du courrier et qu’Andrew Etheridge pourra faciliter la communication avec les habitants de la Basse-Côte-Nord.
Il faut faire un portrait clair de la situation. Andrew va pouvoir faire le lien avec les gens si l’on n’est pas capable d’avoir l’information de Postes Canada
En conclusion, Andrew Etheridge sera un soutien important pour Marilène Gill dans son travail pour la Basse-Côte-Nord. La députée envisage même de solliciter un autre mandat lors des prochaines élections fédérales.

