Sommaire :
Une Enquête Remettant en Cause les Médias Français
Réactions des Médias Nationaux
Les médias français sont dans une position délicate face à la publication de cette enquête. En effet, ils évoquent l’investigation avec des titres nuancés tels que « L’armée israélienne cible-t-elle les journalistes de Gaza ? » ou encore « À Gaza, les journalistes pris pour cible par l’armée israélienne, selon Forbidden Stories ».
Une Enquête Approfondie Menée par Forbidden Stories
Une Collaboration Internationalement Reconnaissante
Le collectif Forbidden Stories a collaboré pendant plus de quatre mois avec plus de cinquante journalistes issus de treize médias internationaux, y compris le quotidien français Le Monde, pour documenter cette enquête. L’objectif était de montrer clairement que les soldats israéliens ciblent délibérément les journalistes depuis le début de leur offensive à Gaza.
Méthodologie Rigoureuse
L’enquête a impliqué plus de 120 témoins, des expertises balistiques, des images satellite et des vidéos. Elle a analysé plus de cent cas de journalistes et fixeurs locaux tués lors de bombardements ou frappes de drones, chez eux, dans la rue ou en reportage.
L’Impact des Frappes sur les Journalistes
Journalistes Tués malgré les Marques Distinctives
Au moins quatorze journalistes ont été tués dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans le sud du Liban, alors qu’ils portaient clairement des gilets marqués « presse ».
Preuves Démontrées par l’Enquête
Publiée ce mardi 25 juin, l’enquête de Forbidden Stories a analysé des milliers d’heures d’images et de sons provenant de la bande de Gaza, démontrant que ces frappes étaient « délibérées ». Ces conclusions rejoignent les rapports d’organisations de journalistes qui dénoncent ces crimes depuis le début du conflit.
Réactions et Conséquences Internationales
Les Réactions du Groupe Arij
Ce n’est pas la première dénonciation publique de ce type. Le groupe Arij, qui regroupe des médias basés en Jordanie et fait partie du consortium, a déjà signalé que 40 journalistes ont été tués chez eux. Quatorze de ces journalistes portaient un gilet de presse à Gaza, en Cisjordanie ou dans le sud du Liban, et 18 ont été tués ou blessés par des frappes de drones à Gaza. Au moins 40 journalistes soupçonnés de travailler pour les médias du Hamas ont aussi été tués.
Cas Médiatique de Wael al-Dahdouh
L’un des cas les plus médiatisés reste celui de Wael al-Dahdouh, chef du bureau d’Al Jazeera, grièvement blessé et déjà endeuillé par l’assassinat de son épouse et de ses deux enfants. Une frappe en janvier a également tué deux journalistes, dont son fils Hamza al-Dahdouh.
Conséquences pour les Journalistes à Gaza
Conditions de Travail Difficiles
Les journalistes à Gaza subissent diverses formes d’intimidation, qu’elle soit directe ou ciblant leurs proches. L’un des collaborateurs sur place a déclaré : « Le pire, c’est que tout le monde nous regarde comme des pestiférés. Même nos amis et nos proches craignent d’être ciblés à cause de notre présence parmi eux ».
Opinion de Laurent Richard
Laurent Richard, cofondateur de Forbidden Stories, a déclaré dans un éditorial publié ce mardi que cela représente « une des plus flagrantes attaques contre la liberté de la presse jamais connues. Les journalistes gazaouis savent depuis longtemps que leur veste presse ne les protège plus. Pire, elle les expose peut-être davantage ».
Contexte Politique
Annexion de la Cisjordanie
En attendant, Israël continue tranquillement l’annexion pure et simple de la Cisjordanie.
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