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L’avertissement à Radio France
L’instance de régulation de l’audiovisuel a adressé un avertissement à Radio France pour le sketch de l’humoriste Guillaume Meurice sur le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Cette décision fait suite à l’étude de plusieurs séquences liées au conflit entre Israël et le Hamas. Au total, l’Arcom a été saisie sur une vingtaine de séquences.
Une mise en garde pour Radio France
Dans l’échelle disciplinaire de l’autorité de régulation, la mise en garde est le deuxième palier après la lettre de rappel à la réglementation. Celle adressée à Radio France clôt la polémique née fin octobre d’une chronique de Guillaume Meurice sur France Inter dans laquelle il qualifiait Benjamin Netanyahu de « sorte de nazi, mais sans prépuce ».
Une décision justifiée par l’Arcom
Dans une décision rare pour une séquence humoristique, l’Arcom estime que ce sketch a porté atteinte au bon exercice par Radio France de ses missions et à la relation de confiance qu’elle se doit d’entretenir avec ses auditeurs. L’autorité souligne également les risques de répercussions sur la cohésion de la société, notamment dans un contexte marqué par la recrudescence des actes à caractère antisémite. Tout en réaffirmant l’importance de protéger la liberté d’expression des humoristes, l’Arcom précise avoir pris connaissance de l’avertissement adressé par la présidente de Radio France, Sibyle Veil, à Guillaume Meurice.
Des sanctions potentielles pour CNews
Par ailleurs, CNews, la chaîne d’information du groupe Canal+, risque des sanctions pour des propos antimusulmans tenus par Eric Zemmour et Arno Klarsfeld. Trois séquences, dont deux après le 7 octobre, ont été transmises par l’Arcom à un rapporteur indépendant, étape préalable à d’éventuelles sanctions. Dans ces séquences, Eric Zemmour estime que l’islam est incompatible avec la France et la République, tandis qu’Arno Klarsfeld vise une « minorité musulmane qui est agissante » en matière d’antisémitisme.
Des propos controversés analysés
Les autres séquences analysées par l’Arcom n’ont pas entraîné d’intervention de sa part. Il s’agit notamment de celles dans lesquelles Caroline Fourest a été accusée de relativiser la mort d’enfants palestiniens sur BFMTV. L’Arcom a décidé de transmettre ces trois séquences controversées à un rapporteur indépendant afin qu’il étudie leur contenu et décide des éventuelles sanctions à prendre à l’encontre de CNews.

