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Mahmoud Al Daoudi, vendeur de postes radio devenus rares à Gaza
Mahmoud Al Daoudi n’aurait jamais imaginé que les postes de radio qui prenaient la poussière dans sa boutique se vendraient à ce rythme, mais dans la bande de Gaza en guerre, ils sont devenus un rare canal d’information pour la population.
Les effets du black-out imposé par Israël
Si les coupures de courant faisaient partie du quotidien des 2,4 millions de Palestiniens de Gaza, elles ont évolué en black-out depuis qu’Israël a coupé l’approvisionnement en électricité et en carburants. Le territoire est soumis par Israël à un siège complet à la suite de l’attaque sanglante que le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, a lancé sur le sol israélien le 7 octobre, faisant environ 1140 morts selon un décompte de l’AFP à partir des derniers chiffres officiels israéliens disponibles.
Un moyen essentiel pour suivre les nouvelles
Impossible de brancher télévisions et ordinateurs, de recharger des téléphones ou de surfer sur internet, à moins de disposer de générateurs ou de panneaux solaires, un luxe que peu de Gazaouis peuvent s’offrir dans la bande de terre bombardée sans relâche par l’armée israélienne. Pour suivre les nouvelles, reste la radio alimentée par piles.
Rareté des postes radio et impact sur la population
Avant la guerre, qui a fait près de 21000 morts à Gaza selon le gouvernement du Hamas, un poste de radio coûtait environ 25 shekels (six euros), mais depuis, le prix est monté à 60 shekels (15 euros). Les radios sont devenues si rares que même les appareils défectueux sont revendus. Certains Gazaouis utilisent également de vieux téléphones pour capter la radio. Cependant, les nouvelles commandes d’appareils sont impossibles avec les difficultés d’approvisionnement et l’aide humanitaire limitée dans le territoire.
La nécessité d’accéder aux informations pour les déplacés
Les Palestiniens déplacés, qui forment 85% de la population de Gaza, vivent souvent dans des camps de fortune et manquent de tout. Ils veulent être tenus informés des bombardements et du sort de leurs familles. Certains tentent de capter les radios étrangères et même les radios israéliennes pour avoir un accès à différentes sources d’information.
Un sentiment de régression
La situation à Gaza a conduit à une dépendance accrue à la radio comme unique moyen de communication et source d’information. Pour certains Gazaouis, cela représente une régression, alors que le monde avance avec les hautes technologies. Ils se sentent ramenés à l’âge de pierre.
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