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Abdellah Alaoui | 12:42 – 15 février 2024
Christophe Deloire et sa démarche auprès du Conseil d’État
Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), fait face à des moments difficiles depuis quelques heures. En tant qu’artisan d’un recours auprès du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative en France, il réclame la supervision des activités audiovisuelles de CNews, une chaîne de télévision nationale privée d’information en continu. Cependant, il est maintenant critiqué et qualifié de divers noms tels que « commissaire aux comptes », « censeur », ou encore « monocrate ». Au cœur de sa démarche se trouve la supposée orientation identitaire de CNews, qui traite de sujets délicats tels que l’immigration, l’insécurité, la criminalité galopante et les valeurs traditionnelles.
Les actions de Christophe Deloire envers le Maroc
Christophe Deloire a également adopté une attitude inquisitrice envers le Maroc, allant jusqu’à réclamer, entre 2020 et 2023, la libération de journalistes condamnés pour des crimes sexuels graves, afin de préserver la liberté de la presse. Il a exprimé ces propos à Casablanca, où il a librement assisté aux procès et jugements des tribunaux de première instance, ainsi qu’aux voies de recours. Mi-2023, il a envoyé une lettre au roi Mohammed VI pour solliciter une grâce en faveur de trois personnes qu’il considère détenues abusivement au Maroc. Cette ingérence dans les affaires judiciaires marocaines suscite de graves critiques, car Deloire invoque constamment « le grand principe de la séparation des pouvoirs ».
La remise en cause de l’influence de Reporters sans frontières
L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a émis un communiqué remettant en cause l’autorité de Reporters sans frontières (RSF). Cette institution, qui dépasse ses prérogatives d’organisation non gouvernementale internationale, se comporte comme un tribunal illimité et irresponsable, même dans des territoires étrangers. Le fondateur historique de RSF, Robert Ménard, a lui-même évoqué un système arbitraire, capricieux et fantasque au sein de RSF, qui va à l’encontre des principes sacrés de la vie démocratique et de la liberté elle-même.

