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Quelle est l’importance de l’autorégulation dans l’expérience marocaine ?
Les participants au colloque national organisé par le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) ont discuté de l’importance de l’autorégulation dans l’expérience marocaine. Ils ont souligné que l’autorégulation est essentielle pour améliorer le paysage médiatique du Maroc. L’autorégulation permet aux médias de produire un contenu médiatique responsable, respectant la charte éthique et la responsabilité sociale. Elle empêche également les autorités de contourner les droits des journalistes et permet aux médias de jouer leur rôle sans ingérence du pouvoir non démocratique et non transparent.
Limites de l’influence du code de déontologie
Les participants ont également discuté des limites de l’influence exercée par le code de déontologie en tant que loi sur l’éthique de la profession. Bien que le code de déontologie joue un rôle important dans l’encadrement du travail journalistique, il présente des limites. Certains participants ont souligné que les lois en vigueur ne sont pas toujours respectées et que les journalistes ne sont pas suffisamment protégés. Ils ont également mentionné que le code de déontologie ne suffit pas à remédier aux dysfonctionnements de l’expérience médiatique actuelle.
Lacunes de la mise en œuvre des lois en vigueur
Les participants ont discuté des lacunes et des insuffisances décelées par la mise en œuvre des lois en vigueur. Ils ont souligné que ces lacunes ne sont pas les seules responsables de l’incapacité à remédier aux dysfonctionnements de l’expérience médiatique actuelle. D’autres facteurs, tels que l’absence de qualification de certaines entreprises de presse, le modèle économique obsolète de l’entreprise de presse traditionnelle et l’influence croissante des plateformes numériques, contribuent également à la situation actuelle.
Abdelkbir Khchichen : «L’autorégulation équivaut objectivement à parler de la situation générale de la pratique médiatique»
Abdelkbir Khchichen, président du SNPM, a souligné l’importance de l’autorégulation dans la pratique médiatique. Selon lui, l’autorégulation permet aux journalistes de défendre leurs droits et d’agir de manière responsable. Il a également mentionné que les conseils de presse contribuent à établir la confiance et la crédibilité des médias.
Mohammed Haitami : «S’autoréguler à travers le principe de la justice des collègues»
Mohammed Haitami, au nom de l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME), a souligné que l’autorégulation se fait à travers le principe de la justice des collègues. Il a également évoqué les défis auxquels le secteur de la presse est confronté, tels que le modèle économique obsolète et l’influence croissante des plateformes numériques.
Younes Mjahid : priorité à la mise à niveau des entreprises de presse
Younes Mjahid, président du Comité intérimaire pour le secteur de la presse et de l’édition, a souligné l’importance de mettre à niveau les entreprises de presse. Il a noté que de nombreuses entreprises de journalisme sont composées d’une seule personne et que la profession de journaliste est dévalorisée. Il a également mentionné la nécessité de réformer les entreprises journalistiques pour réformer le secteur de la presse et de l’édition au Maroc.

