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La menace sur la concession de distribution
La concession, c’est le service universel, le soutien que l’État accorde à la distribution des journaux afin que le prix d’abonnement soit le même, que vous habitiez à Bruxelles ou dans n’importe quel village de Wallonie. Ce soutien, le gouvernement a décidé de le supprimer dès juillet prochain, laissant les journaux devant une menace existentielle.
La décision de la Vivaldi
Il y a quelques jours, seule dans son coin, alors que cette concession devait être renouvelée pour 5 ans, la Vivaldi a tranché dans le vif. La presse, ignorée. Le distributeur gagnant de la concession, PPP, recalé. Et bpost, délesté.
Un pilier de la démocratie attaqué
La menace pèse sur nous, journalistes, agences de presse, le millier d’employés actifs dans les maisons d’édition. C’est un pilier de la démocratie que le monde politique attaque, dans un silence assourdissant, à quelques mois des scrutins de juin et octobre.
Une demande de revirement
Puisque la période est propice aux vœux, nous nous permettrons d’interpeller les forces politiques, et en particulier le ministre Dermagne en charge du dossier, pour qu’un revirement soit effectué, pour qu’une concertation s’ouvre avec le secteur, pour qu’un délai de 18 mois (et non de 6 mois) soit donné, pour que l’aide au service universel soit maintenue sous forme d’une aide directe à la presse plutôt que via des mécanismes fiscaux inefficaces, pour qu’un statut fiscal et social des porteurs de journaux soit adopté, permettant aux éditeurs de mettre en place un système logistique alternatif.
Engagement envers les lecteurs
Soyez rassurés, chères lectrices et chers lecteurs, nous ne nous en remettrons pas au Père Noël. Ce n’est pas un vœu, mais une promesse, nous nous battrons pour continuer à remplir nos devoirs à votre égard: vous informer avec justesse, tenir notre rôle de 4e pouvoir et rester au plus près de vous, de vos succès et de vos préoccupations.

