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Nichée au cœur des monts alpins, l’École de Journalisme de Grenoble
Des référents prestigieux
L’École de Journalisme de Grenoble se distingue par le fait d’être portée par deux institutions locales : l’Université Grenoble-Alpes et Sciences Po Grenoble. Selon la direction de l’école, cette particularité garantit l’excellence scientifique du cursus proposé. Cependant, elle implique également une conformité totale avec la doxa dominante et les consensus idéologiques obligatoires du temps. Cette soumission à l’air du temps est notamment mise en évidence par l’utilisation de l’écriture inclusive sur le site internet de l’établissement et par l’affirmation de placer l’engagement sociétal et citoyen au cœur de son projet pédagogique.
Une école à l’image de la municipalité
L’École de Journalisme de Grenoble se félicite de son implantation dans une métropole innovante socialement, politiquement et économiquement. Grenoble est en effet connue depuis de nombreuses années pour être à l’avant-garde du wokisme éco-gauchiste. Cette tendance est notamment représentée par le maire de la ville, Eric Piolle, grand promoteur des menus végétariens dans les cantines scolaires et farouche opposant des sapins de Noël traditionnels. Eric Piolle est également connu pour sa défense des femmes musulmanes militant pour le droit de porter le voile dans le sport et pour avoir autorisé le port du « burkini » dans les piscines municipales.
L’école revendique donc son positionnement à gauche, confirmé par le profil de ses invités et intervenants extérieurs, tels que des journalistes connus de Mediapart, Complément d’Enquête ou encore du collectif Prenons la Une. Parmi ces intervenants, une journaliste a été notamment impliquée dans des fausses accusations contre l’association humanitaire SOS Chrétiens d’Orient et a été auditionnée par la DGSI pour violation du secret de la défense nationale.
Un enseignement bien-pensant qui n’évite pas les « dérapages »
L’École de Journalisme de Grenoble est la seule école de journalisme de la région Rhône-Alpes reconnue par la profession. Elle propose à ses étudiants un double-diplôme, en partenariat avec l’Université Grenoble Alpes et Sciences Po Grenoble. La formation met l’accent sur la convergence numérique des médias et le contrôle des responsabilités politiques et sociales de l’activité journalistique.
Malgré cette volonté affichée d’éthique et de déontologie, l’école a été touchée par un scandale en février 2019. Des anciennes étudiantes ont dénoncé sur les réseaux sociaux les propos tenus dans un groupe Facebook animé par certains de leurs anciens camarades. Certains de ces propos étaient jugés haineux et dégradants envers les femmes, autant les élèves que les professeurs.
Face à ces dérives, l’école a publié un communiqué pour condamner fermement ce groupe Facebook et les propos qui y étaient tenus. Des réunions ont également été organisées avec les étudiants pour échanger sur ces dérives et les moyens d’éviter qu’elles ne se reproduisent à l’avenir.

