# Deux journalistes iraniennes libérées sous caution
## Arrestation et condamnations
Deux journalistes iraniennes, Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi, ont été libérées sous caution après avoir été emprisonnées pour leur rôle dans la révélation de la mort de Mahsa Amini en détention en 2022. Niloufar Hamedi, photographe pour le journal Shargh, a été condamnée à sept ans de prison, tandis qu’Elaheh Mohammadi, reporter pour le quotidien Ham Mihan, a écopé d’une peine de six ans de prison en 2023. Leur condamnation comprenait des accusations de collaboration avec les États-Unis, de complot contre la sécurité du pays et de propagande contre la République islamique.
## Mise en liberté temporaire
Les deux journalistes, bien que toujours interdites de sortie du territoire, ont été temporairement libérées sous caution de la prison d’Evine à Téhéran. Elles devront attendre leur procès en appel, dont la date n’a pas encore été annoncée, pour connaître leur sort définitif. Cette libération a été annoncée par le quotidien réformateur Shargh et l’un des avocats des journalistes.
## Couverture du décès de Mahsa Amini
Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi ont été arrêtées pour avoir couvert le décès de Mahsa Amini, une jeune Kurde de 22 ans, interpellée à Téhéran par la police des mœurs. Mahsa Amini avait été arrêtée pour avoir enfreint le code vestimentaire de la République islamique en ne portant pas le voile en public. Plus de 90 journalistes iraniens ont été inquiétés par les autorités lors des manifestations qui ont suivi cet événement.
## Soutien des organisations de défense de la liberté de la presse
Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi ont bénéficié du soutien de nombreuses organisations de défense de la liberté de la presse, parmi lesquelles Reporters sans Frontières. Cette dernière a qualifié de « scandaleuse » la condamnation des deux femmes, affirmant qu’elles étaient « punies pour l’exercice de leur métier ».

