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L’Institut national de l’audiovisuel lance une collecte patrimoniale sur l’avortement avant la loi Veil
L’Institut national de l’audiovisuel (INA) a récemment lancé une collecte patrimoniale sur l’avortement avant l’adoption de la loi Veil en 1975. L’objectif de cette collecte est de consigner « le vécu ordinaire » de l’avortement clandestin avant qu’il ne soit trop tard.
Une initiative pour documenter l’histoire de l’avortement
L’INA souhaite recueillir les témoignages des femmes ayant avorté avant la légalisation de l’IVG en 1975, ainsi que ceux des maris, enfants, policiers et magistrats impliqués dans ces situations. L’objectif est de documenter le vécu de l’avortement clandestin et d’enrichir la recherche historique sur le sujet.
Une collecte dirigée par Bibia Pavard
Bibia Pavard, historienne spécialiste de l’avortement, dirigera cette collecte de témoignages. Son expertise permettra d’encadrer et de valoriser les récits recueillis.
Bibia Pavard est l’historienne qui dirigera la collecte de témoignages.
Les obstacles à surmonter pour recueillir les témoignages des femmes
Le sujet de l’avortement clandestin reste généralement tabou et source de honte pour les femmes ayant vécu cette expérience. L’INA espère convaincre les femmes de raconter leur histoire en rappelant l’importance de ces récits pour l’histoire des femmes, de la famille, du couple et de la sexualité. Il est également possible de témoigner anonymement.
Un accompagnement psychologique pour les témoins
Les témoignages seront recueillis individuellement lors d’entretiens téléphoniques. L’INA réfléchit à mettre en place un accompagnement psychologique pour les témoins et les enquêteurs, afin de prendre en compte les possibles traumatismes liés à ces récits.
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La collecte vise également les témoignages de témoins non-féminins
L’INA cherche aussi à recueillir les récits de policiers, de magistrats et d’autres acteurs concernés par l’avortement clandestin. Il est important de documenter ces aspects de l’histoire de l’avortement, tels que les procédures judiciaires et les réseaux d’aide.
Le contexte actuel renforce l’importance de la collecte
La collecte de ces témoignages devient urgente car les personnes concernées sont aujourd’hui âgées. Les débats actuels sur l’avortement, notamment l’inscription dans la Constitution en France et les décisions de la Cour suprême aux États-Unis, soulignent l’importance de rappeler les conséquences de l’avortement clandestin sur la santé physique et psychologique des femmes, ainsi que sur l’ensemble de la société.

