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Bruxelles demande des informations sur la gestion des risques des plateformes en ligne
La Commission européenne a demandé des informations à Tiktok, Facebook, Youtube et d’autres plateformes sur leur gestion des risques liés à la diffusion de contenus manipulés tels que les « deepfakes », la vente de faux médicaments et l’exploitation de données personnelles sensibles pour le ciblage publicitaire. Cette action s’inscrit dans un durcissement plus large des réglementations visant les grandes plateformes en ligne, notamment les géants chinois TikTok et AliExpress.
Ce durcissement survient dans un contexte de tensions entre Washington et Pékin. La Chine a dénoncé les « méthodes de voyou » utilisées après un vote au Congrès américain renforçant la menace d’interdiction de TikTok aux États-Unis. De plus, certaines applications étrangères, y compris des applications américaines telles que Facebook, sont inaccessibles en Chine sans outils permettant de contourner la censure.
Une enquête formelle contre AliExpress
La Commission européenne a également annoncé l’ouverture d’une « enquête formelle » contre le site de commerce en ligne AliExpress, filiale d’Alibaba. Le site est soupçonné de ne pas avoir respecté ses obligations en matière de lutte contre la vente de produits dangereux, tels que des faux médicaments.
Le règlement sur les services numériques pour une meilleure protection des consommateurs
Cette enquête fait partie du nouveau règlement sur les services numériques (DSA), qui vise à mieux protéger les consommateurs contre les pratiques illégales des géants de l’internet. La Commission européenne se félicite de son action et affirme que le DSA est en plein essor.
Demandes d’explications aux réseaux sociaux et à LinkedIn
La Commission européenne a également demandé des explications à huit grands services en ligne, dont TikTok, Facebook, Google, YouTube et X, sur la manière dont ils gèrent les risques liés à la diffusion de contenus manipulés tels que les « deepfakes ». Instagram, Snapchat et le moteur de recherche Bing sont également concernés. Ces préoccupations sont liées aux élections européennes à venir, car Bruxelles s’inquiète de l’impact de ces contenus sur la campagne électorale.
De plus, la Commission a demandé des explications au réseau social professionnel LinkedIn, appartenant à Microsoft. LinkedIn est soupçonné d’exploiter certaines données personnelles sensibles de ses utilisateurs, telles que l’orientation sexuelle et les opinions politiques, à des fins de ciblage publicitaire, ce qui est interdit par le DSA.
Ces demandes d’informations ne sont pas une mise en cause à ce stade, mais plutôt la première étape d’une procédure pouvant conduire à l’ouverture d’une enquête formelle et à des amendes en cas d’infractions avérées.

