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Le kidnapping et la torture de Martinez Zogo
La filature et l’enlèvement
Le 17 janvier 2023, Martinez Zogo, animateur de l’émission « Embouteillages » sur Amplitude FM, est suivi par l’équipe de liaison clandestine (LICLAN) de la DGRE. Il est ensuite enlevé par cinq militaires. Les membres du commando racontent avoir subi un « blackout général » pendant leur poursuite, rendant impossible la communication. La question de la surveillance de l’équipe reste en suspens.
Les actes de torture
Le journaliste est emmené dans un bosquet où il sera retrouvé mort cinq jours plus tard. Les membres du commando déclarent l’avoir roué de coups et fouetté avec un fil de courant et un gourdin. Le rapport d’autopsie révèle près de 30 lésions et conclut que le décès est dû aux multiples violences subies.
Les liens entre le chef du commando et le commanditaire présumé
Les enquêteurs mettent en évidence les relations entre Justin Danwe et Jean-Pierre Amougou Belinga. Danwe affirme qu’AB lui a demandé de « faire taire » le journaliste lors d’un rendez-vous. Les deux hommes se sont souvent rencontrés et ont échangé des informations sensibles.
Pressions et obstacles dans l’enquête
Restauration des échanges téléphoniques
Malgré la saisie de plusieurs téléphones portables appartenant à Amougou Belinga et à sa famille, les enquêteurs n’ont pas pu restaurer le contenu des échanges. Les comptes Telegram, WhatsApp et ICloud d’AB ont été supprimés de l’un de ses téléphones saisis.
Les lacunes de l’enquête
Un an après les faits, le lieu du crime n’a pas été formellement identifié et les résultats des réquisitions téléphoniques se font toujours attendre. Deux juges ont été dessaisis de l’affaire, témoignant des pressions exercées sur cette affaire et des obstacles à la manifestation de la vérité.

