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Un drame en direct : la mort de Raphaël Graven
Le contexte de l’événement
La fin de l’été a été marquée par la disparition tragique de Raphaël Graven, également connu sous le pseudonyme de Jean Pormanove, en direct sur la plateforme Kick. Ce streamer de 46 ans est décédé devant les caméras, semblable à une télé-réalité sombre, après avoir subi douze jours de violence de la part de deux prétendus amis.
La plateforme Kick et ses dérives
Pour les non-initiés au streaming, l’incident est particulièrement choquant. Kick est une plateforme de diffusion vidéo en direct, moins modérée que Twitch. Beaucoup de streamers s’y trouvent après avoir été bannis de Twitch pour comportement inapproprié. Sur Kick, les spectateurs peuvent faire des dons pour intensifier la violence diffusée, notamment sur la chaîne de Jean Pormanove.
Un cycle de violence toléré
Une violence normalisée
Le calvaire de Raphaël Graven ne débute pas cet été, mais il y a quatre ans. La violence comme forme de divertissement a rendu cette chaîne populaire, attirant près de 200 000 abonnés. Les streamers se moquent de personnes vulnérables comme Coudoux, qui est handicapé, et JP, sous l’emprise de ses agresseurs. Cette tragédie illustre le validisme en ligne et dans la vie réelle, qui déshumanise jusqu’à la mort.
Des actions tardives
Malgré les abus diffusés chaque soir depuis quatre ans, Pharos, la plateforme de signalement des contenus illicites, n’a reçu que 80 signalements après le décès de Graven. Clara Chappaz, ministre chargée du numérique, a promis de s’attaquer à Kick, bien qu’elle n’ait pas réagi aux précédents avertissements. Depuis la mort de Graven, des actions judiciaires ont été initiées, désignant Kick, les streamers, Pharos, et l’Arcom parmi les responsables.
La violence en ligne : un problème de société
Une problématique ignorée
Cet événement tragique est une preuve supplémentaire que la violence en ligne est largement ignorée. Ces contenus, facilement accessibles sans restriction d’âge, montrent qu’Internet n’est pas isolé de notre société, mais en est le reflet. Des mesures auraient pu empêcher ce drame, mais elles nécessitent une reconnaissance d’Internet comme un espace social à part entière, soutenue par un engagement politique fort, et ce avant le survenance de tels drames.
Le rôle de l’Humanité
Un appel à la compréhension et au soutien
Le journal des intelligences libres vise à fournir à toutes les intelligences éclairées l’information nécessaire pour comprendre et évaluer les événements mondiaux, comme le souhaitait Jean Jaurès lors du premier éditorial de l’Humanité. Aujourd’hui, 120 ans plus tard, cette mission reste inchangée, grâce à votre soutien. Un don défiscalisé permet de continuer cette tradition d’information et d’engagement.

