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Un journaliste français néo-fasciste en Ukraine
Le magazine d’extrême droite Livre Noir consacre un article au régiment de l’armée ukrainienne Azov, qui compte dans ses rangs de nombreux néonazis. L’auteur de l’article, Xavier Maire, est un ancien militant de groupuscules néo-fascistes en France, connu sous le nom d’Henri de la Marchandise. Le reportage est accompagné de photos montrant Maire aux côtés des soldats arborant des symboles néofascistes.
À la plage, Xavier Maire n’hésite pas à faire tomber la chemise pour montrer son tatouage de tête de mort nazie. / Crédits : Capture d’écran
Maire affiche clairement son idéologie suprémaciste avec un tatouage de la Totenkopf, symbole des SS, sur sa poitrine. Il a également été condamné pour des violences lors des manifestations des Gilets jaunes en 2018. Il a également passé du temps au sein du Front National.
L’ancien militant du Bastion Social Strasbourg a également œuvré dans les rangs de l’association Solidarité Arménie, liée à la galaxie néofasciste française. / Crédits : Capture d’écran
Ses copains en Ukraine
Maire a déjà effectué un voyage en Ukraine peu après le début de l’offensive russe en 2022, dans le cadre d’un voyage humanitaire sponsorisé par le Rassemblement National et l’Alvarium, un groupe dissous affilié aux néofascistes. Au cours de ce voyage, Maire a visité le siège d’Azov et a noué des liens avec Corps National, un autre parti nationaliste ukrainien fondé par d’anciens membres d’Azov.
Xavier Maire s’était déjà rendu en Ukraine en mars 2022, au côté du leader du groupe dissous l’Alvarium, Jean-Eudes Gannat. L’occasion de nouer des contacts. / Crédits : Capture d’écran
Dans son article pour Livre Noir, Maire évoque le front d’Avdiivka en Ukraine, où il retrouve des volontaires, dont un Français. Ce Français, connu sous le pseudonyme de « Kenneth », est un ancien militant du groupe néonazi Lyon Populaire, connu pour ses actions violentes en France et en Europe.
Xavier Maire était présent en Ukraine début mars avec son association Urgence Humanitaire pour venir en aide aux soldats ukrainiens. / Crédits : Capture d’écran
Affirmations ironiques et non rémunération
Lorsqu’ils sont contactés, le directeur de la rédaction de Livre Noir, Erik Tegnér, et Maire rejettent les accusations avec ironie. Tegnér affirme ne pas connaître le passé de Maire et explique avoir donné une voix à quelqu’un qui a fréquenté et aidé Azov, sans le rémunérer. Maire, quant à lui, fait des commentaires complotistes et antisémites, affirmant que son tatouage est en réalité un symbole des Hussards noirs.
(1) Edit le 12/04/24 à 16h : S’il ne fait aucun doute qu’Azov compte dans ses rangs des néonazis, ils ne seraient aujourd’hui plus majoritaires. Nous avons donc reformulé.

