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Élections européennes et présidentielle, guerre en Ukraine, inscription dans la Constitution de la « liberté garantie » des femmes à recourir à l’IVG : Robert Ménard a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.
Présidentielle : « Je n’écarte plus l’hypothèse d’être candidat en 2027 »
Robert Ménard a-t-il toujours l’intention de voter pour la liste rurale du chasseur Willy Schraen aux prochaines élections européennes ? « Oui, c’est toujours mon intention ! C’est mes potes, mes copains ! On a en commun d’aimer à peu près les mêmes choses. Ils aiment parler de cette France qui me touche le plus, la France rurale ». « Mais je sais que ce n’est pas très crédible ! Je ne crois pas que Willy renversera la table et gagnera les élections européennes. Mais de temps en temps, j’ai des fidélités comme ça ». « Cette question m’évite de répondre à la question de savoir pour qui je voterais s’il n’était pas là », ironise-t-il. « Aujourd’hui, je ne sais plus très bien ».
« Je ne voterai plus pour Marine Le Pen »
Marine Le Pen a dénoncé les postures guerrières d’Emmanuel Macron au sujet de la Russie et l’Ukraine. Elle a expliqué que ni notre indépendance, ni notre intégrité territoriale ne sont en jeu. « Ça voudrait dire que ce qui se passe en Ukraine ne nous concernent pas », fustige Robert Ménard. « Mais bien sûr que ça nous concerne, que c’est quelque chose d’essentiel qui se passe ». Pour lui, « c’est de la lâcheté ». « Je ne supporte plus ces effets de manches, de prétoire, de dire des choses car on sait qu’on va se faire applaudir ». Pour le maire de Béziers, « aujourd’hui c’est Macron qui a raison ».
Robert Ménard : « J’ai toujours été pour l’avortement »
La France va probablement devenir le premier pays au monde à inscrire dans la Constitution la liberté pour les femmes d’avoir recours à l’IVG. « J’aurais voté pour », confie Robert Ménard. « Un peu la mort dans l’âme, mais j’ai toujours été pour l’avortement. C’est peut-être le seul sujet de désaccord avec mon épouse sur cette question ». « En même temps, je sais à quel point c’est un mauvais vote, une espèce de coup politique quand on arrive rien à changer ». « Ça reste un drame, ce n’est pas un geste habituel pour un médecin, qui n’est pas fait pour faire ça », souligne-t-il.

