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L’agression violente d’un habitant de Caussade
Welson, un habitant de Caussade, en Tarn-et-Garonne, a été condamné à douze mois de prison ferme avec maintien en détention par le tribunal de Montauban. Cinq jours auparavant, il s’était violemment attaqué à un homme sous les yeux du propriétaire du logement, utilisant une télévision et une chaise pliante comme armes.
Des blessures graves
La victime, Gabriel, a subi de graves blessures, notamment deux plaies mesurant dix et six centimètres, ainsi qu’un hématome de 18 centimètres sur 10, un œdème au poignet, une fracture et un traumatisme crânien. Ces blessures ont nécessité vingt agrafes pour être refermées.
Malgré la gravité de ces blessures, le médecin n’a prescrit qu’un seul jour d’interruption totale de travail à la victime, ce qui a surpris la présidente du tribunal.
Un différend pour une dette de dix euros
L’agresseur, Welson, aurait attaqué Gabriel après avoir réclamé une dette de dix euros pour des stupéfiants. Selon le propriétaire du logement où l’agression a eu lieu, le différend aurait été à l’origine de l’acharnement dont a été victime Gabriel.
Pendant l’agression, Alain a tenté d’appeler les secours avec son téléphone portable, mais celui-ci a été intercepté et brisé par l’agresseur. Il a finalement réussi à prévenir les pompiers et les gendarmes depuis le domicile d’un voisin où il s’était réfugié.
Les différentes versions de l’agresseur
Le premier interrogatoire
Lors de son premier interrogatoire, Welson a nié les faits, affirmant qu’il pensait que Gabriel et Alain étaient des cambrioleurs et qu’il avait seulement donné une balayette.
La déclaration étonnante
Lors de son deuxième interrogatoire, Welson a lancé une déclaration surprenante : « Peut-être que je mens, mais eux, ils exagèrent vraiment ».
La troisième version
Lors de son procès, Welson a donné une nouvelle version des faits. Selon lui, Gabriel et Alain l’avaient cambriolé à deux reprises par le passé, ce qui l’aurait poussé à chercher une solution à l’amiable ce soir-là. Il affirme que c’est Gabriel qui s’est jeté sur lui, contredisant ainsi le témoignage d’Alain.
Les réquisitions du parquet
Le parquet souligne la violence gratuite de l’agression et considère l’évaluation des blessures comme ubuesque. Il demande une peine significative, notamment 18 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire, une obligation de soins, une indemnisation de la victime et une interdiction de contact avec celle-ci. Il réclame également un maintien en détention pour la partie ferme de la peine.
La défense de l’accusé
L’avocate de Welson met en avant sa situation professionnelle stable et argue qu’il est important de préserver son insertion sociale pour sa réhabilitation. Cependant, le juge ne retient pas cet argument.
Le tribunal suit la plupart des réquisitions du parquet. Lorsqu’il réalise sa situation, Welson se met à crier, obligeant les agents pénitentiaires à intervenir pour le calmer.

