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Verdict de la Cour pénale d’Athènes
Il est à peine 11 h 30, ce jeudi 26 octobre, quand le verdict de la Cour pénale d’Athènes tombe sur le journaliste franco-canadien Romain Chauvet : six mois de prison avec un sursis probatoire de trois ans pour « diffusion de fausses informations », selon l’article 191 du Code pénal grec. Il est abattu.
Les déclarations de Romain Chauvet
Ce qu’il a répété lors de sa garde à vue de 24 heures, du 12 au 13 octobre, comme lors de ce procès en première instance, n’a pas été entendu. « Je n’ai jamais parlé d’une bombe à bord d’un avion, ni même prononcé ce mot », a-t-il déclaré à la barre comme auprès de Marianne.
Réaction de Reporters sans frontières (RSF)
Comme l’explique le responsable de l’ONG Reporters sans frontière (RSF) pour les Balkans, Pavol Szalai, « RSF est choqué de la condamnation d’un journaliste dans une procédure parole contre parole et continuera à l’accompagner en attendant la décision en appel. Dans ce dossier sans preuves solides, le doute aurait dû profiter à l’accusé. Bien que le verdict ne vise pas une publication journalistique, il représente potentiellement un dangereux précédent de l’application de la loi contre les fausses informations. C’est la première fois depuis des années que cette législation sert à condamner un journaliste. »
La position de Romain Chauvet
Romain Chauvet maintient sa position en affirmant qu’il n’a jamais mentionné la présence d’une bombe à bord de l’avion. Il est attristé par le verdict et est déterminé à faire appel de la décision.
Le soutien de RSF
Reporters sans frontières (RSF) continue de soutenir Romain Chauvet et attend avec lui la décision en appel. L’organisation souligne le manque de preuves solides dans cette affaire et est préoccupée par les implications de cette condamnation sur la liberté de la presse.

