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Linkedin : le réseau social professionnel par excellence
Depuis sa création en 2002, Linkedin s’impose comme le réseau social professionnel par excellence. Utilisée dans de nombreux corps de métier, cette application réussit aussi bien aux jeunes entrepreneurs qu’aux grandes entreprises. Cependant, comme les plus classiques, les réseaux sociaux professionnels pourraient être mauvais pour la santé mentale et la confiance en soi.
Le syndrome de l’imposteur
Course aux likes, nombre exorbitant de followers, publications à rallonge… Sur Linkedin, la plupart des utilisateurs se démènent dans l’espoir de se faire remarquer sur le réseau par leurs collègues, leur boss ou même des recruteurs. Si là est tout le principe de l’application, une étude publiée dans la revue Psychology and Marketing dévoile que cela pourrait être un frein à notre bien-être.
Une étude révèle les impacts négatifs de Linkedin
Des chercheurs de l’université d’Edimbourg, en Ecosse, ont mené leur étude auprès de plus de 500 utilisateurs de Linkedin. Parmi eux figuraient uniquement des personnes d’un âge moyen de 36 ans et ayant un niveau d’études supérieur à la licence. Pour le bien de l’étude, ces personnes ont testé les effets que pouvaient avoir les messages privés échangés sur Linkedin ainsi que le fait de partager l’une de ses réussites professionnelles en public.
Le syndrome de l’imposteur en question
Après différentes analyses, les chercheurs ont conclu que ces personnes ressentaient souvent un syndrome de l’imposteur après y avoir passé du temps. « Le simple fait de parcourir le fil d’actualité ou même de publier une réalisation sur Linkedin peut déclencher une réflexion sur votre identité professionnelle qui peut déclencher des pensées d’imposteur, ce qui est associé à la peur d’être découvert en tant qu’imposteur », indique le docteur Ben Marder, l’un des auteurs de l’étude.
Les effets négatifs des conversations privées et de la mise en avant de succès
D’après les résultats, les conversations privées pouvaient légèrement augmenter l’impression d’être un imposteur. En effet, à force de recevoir des messages d’inconnus, il arrive que nous ne les lisions même pas – ce qui peut finalement déclencher un syndrome de l’imposteur chez certaines personnes. De plus, partager ses succès est un important facteur de remise en question, qui peut parfois déboucher à un certain mal-être.
Le syndrome de l’imposteur en psychologie
En psychologie, le syndrome de l’imposteur est un sentiment auto-entretenu de doute envers ses compétences et ses réussites. « Nos résultats montrent que les effets négatifs des réseaux sociaux sur le bien-être ne sont pas seulement dus au fait que nous nous comparons aux autres, mais aussi au fait que nous pensons que les autres ont une meilleure opinion de nous que nous n’en avons nous-mêmes », poursuit l’expert.

