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Situation des Médias Publics depuis la Dissolution du 9 Juin
Depuis la dissolution du 9 juin, les salariés de sept antennes de radio publiques (France Inter, Franceinfo, France Bleu, France Culture, France Musique, FIP, Mouv’) et de six chaînes de télévision (France 2, France 3, France 4, Culturebox, France 5, FranceTVinfo) craignent des jours sombres avec l’éventuelle montée au pouvoir de l’extrême droite le 7 juillet.
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Projets de Privatisation et Réformes
Plans du Rassemblement National et Marine Le Pen
La privatisation de France Télévisions et de Radio France, excluant France Médias Monde et Arte tandis que l’INA rejoindrait les Archives nationales, était déjà présente dans le programme de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle de 2022. Celle-ci s’engageait à « privatiser l’audiovisuel public pour supprimer 138 euros de redevance », une somme annuelle payée par les foyers français possédant un téléviseur – une charge dont les plus modestes étaient exemptés. Emmanuel Macron, également, avait promis d’abolir cette redevance.
Mise en Application et Réactions
Cette promesse fut rapidement réalisée le 23 juillet suivant, avec l’adoption en première lecture du texte sur la disparition de la redevance à l’Assemblée nationale. Malgré des débats animés, le vote passa avec 170 voix favorables contre 57, sur les 577 députés, grâce au soutien des groupes Renaissance, MoDem, Horizons et Les Républicains, qui proposèrent un financement alternatif en affectant une fraction de la TVA, bien que temporaire.
La suppression de la redevance audiovisuelle approuvée en première lecture à l’Assemblée
Position du Rassemblement National
Le Rassemblement National, bien que souhaitant aller plus loin, a apporté son soutien au vote, marquant ainsi une première étape vers l’affaiblissement de l’audiovisuel public.
Initiatives de Rachida Dati
En janvier, lors de son arrivée au ministère de la culture, Rachida Dati s’est employée à « rassembler les forces » de l’audiovisuel public en vue de les centraliser au sein d’une nouvelle entité unique. Cette initiative a également reçu l’approbation du RN. Philippe Ballard, député de l’Oise, s’est félicité de cette décision en déclarant le 17 mai au Monde que « la holding et la fusion vont dans la bonne direction ».
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Problèmes de Viabilité de la Privatisation
Est-ce vraiment une « bonne direction » vers la privatisation ? Assurément non. En supprimant toutes les barrières anticoncurrentielles actuelles, françaises et européennes, une fusion de cette envergure menant à un géant de plus de 13 000 employés poserait d’importantes difficultés pour trouver un acheteur, à moins que celui-ci ne soit pas concerné par la rentabilité.
Considérations Juridiques et Constitutionnelles
En réalité, le RN n’a pas exploré en profondeur les contours, objectifs, ni la faisabilité juridique, technique et même constitutionnelle de la privatisation, comme le montrent les déclarations contradictoires de ses représentants. De plus, l’Union européenne oblige ses États membres à protéger leurs médias publics, notamment avec l’European Media Freedom Act, entré en vigueur le 7 mai, visant à garantir l’indépendance, la liberté et le pluralisme des médias.
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