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Financement fédéral pour la presse écrite canadienne : une bonne nouvelle pour L’Eau vive
En Saskatchewan, le journal communautaire francophone L’Eau vive accueille favorablement l’annonce de financement fédéral pour la presse écrite canadienne. L’argent provient des 100 millions de dollars que Google doit verser chaque année aux médias d’information canadiens, selon une récente entente.
Un certain appui du gouvernement fédéral
C’est une bonne nouvelle, dans le sens qu’on voit qu’il y a un certain appui [de la part du gouvernement fédéral]
, souligne la directrice générale du journal L’Eau vive, Marie-Lou Bernatchez.
63 millions de dollars dédiés à la presse écrite et numérique
Cette semaine, le gouvernement fédéral a annoncé que 63 millions de dollars des fonds que Google doit verser chaque année aux médias d’information canadiens seront consacrés à la presse écrite et numérique. Cette décision fait suite à l’application de la Loi sur les nouvelles en ligne.
Inquiétudes concernant les critères d’admissibilité
C’était un peu inquiétant de savoir si Google allait aller dans la même direction que Meta et tout bloquer
, avoue Mme Bernatchez.
Elle indique qu’il est encore un peu tôt pour savoir comment cette enveloppe sera répartie entre les différents médias écrits et numériques canadiens.
Questions sur les critères d’admissibilité
Je ne sais pas encore quel montant L’Eau vive recevra
, indique Marie-Lou Bernatchez.
C’est qu’on est un petit journal communautaire local parmi tous les géants de la presse écrite. On va quand même devoir […] voir ce qu’on peut faire pour avoir notre part.
Elle fait valoir que les critères d’admissibilité restent encore un peu flous, ce qui suscite chez elle quelques inquiétudes.
J’ai compris que l’un des critères est d’avoir des journalistes à temps plein. Quand on est un petit journal, c’est difficile d’avoir des journalistes à temps plein
, fait-elle remarquer.
Selon Marie-Lou Bernatchez, d’autres médias communautaires partagent ce questionnement concernant les critères d’admissibilité.
J’ai parlé à la direction de Réseau.Presse, qui, comme moi, ressentait un soulagement, affirme Mme Bernatchez. Mais ce que j’ai vu passer, c’est aussi l’inquiétude de : si je n’ai pas plusieurs journalistes, est-ce que je vais être admissible?
Est-ce qu’on va être laissés de côté, alors qu’on a besoin de support justement pour faire grandir l’équipe et avoir plus de ressources humaines?
se questionne Mme Bernatchez.
Un espoir d’une bonne part du gâteau
La directrice générale espère que L’Eau vive aura une bonne part du gâteau
des fonds alloués aux médias écrits et numériques canadiens.

