Sommaire :
Comment suis-je venu au journalisme ?
Comment êtes-vous venu au journalisme ?
« J’ai une licence car j’ai suivi la formation ‘’Sportcom’’, en partenariat entre le CFJ et l’Insep, et comme beaucoup de sportifs j’ai pu avoir accès à cette école et à ce diplôme ».
Était-ce une opportunité ou un vrai choix d’étudier cela, et est-ce une option d’après-carrière ?
Était-ce une opportunité, ou un vrai choix d’étudier cela, et est-ce une option d’après-carrière ?
« Dans la vie on est sur une route et il y a des carrefours en permanence. Au début j’étais en école de commerce, et les deux cours qui m’intéressaient le plus étaient l’histoire et la géopolitique. Je me suis demandé ce que je faisais là ! Le journalisme est venu après, cela m’intéresse énormément et après ma carrière, quand je serai à un nouveau carrefour de ma vie, peut-être qu’une route m’emmènera sur cette voie, peut-être pas. J’ai aussi mon diplôme de maître d’armes ».
Quelle forme de journalisme vous intéresse ?
Quelle forme de journalisme vous intéresse ?
« J’adore le journalisme au sens large. J’ai conscience qu’avec un passé de sportif de haut niveau et de champion olympique, ça aide pour le journalisme de sport. Je vais répondre avec une phrase de Nietzsche, qui dit : « comment vivre en voulant ce qui nous veut ? » Donc on verra ‘’ce qui me veut’’ après ! »
«J’aime bien raconter des histoires»
Que pensez-vous du traitement médiatique de votre sport ?
«C’est un sport de niche. Les gens aiment nous regarder une fois tous les 4 ans aux JO, mais si on leur mettait de l’escrime toutes les semaines à la télé ils auraient peut-être un peu plus de mal. Je n’ai jamais fait de l’escrime pour être une star. L’exposition médiatique…S’il y a des gens que ça intéresse tant mieux, sinon je m’en fous» !
Si vous étiez journaliste de sport, comment traiteriez-vous l’escrime ?
« Si je devais faire quelque chose pour l’escrime, ce serait d’abord pour les escrimeurs. Aujourd’hui le problème qu’on a, c’est qu’on cherche des moyens d’exposer comme par exemple cette idée de visières qu’on voulait inclure dans les masques, pour que ce soit plus télévisuel. Mais on ne passe à la télé que tous les 4 ans, donc on s’en fout ! Ce qu’il manque, c’est que la niche dans laquelle nous sommes n’est pas valorisée. Je donne un exemple tout bête : il doit y avoir à peu près 500 000 escrimeurs sur terre, la dernière finale des championnats du monde a été diffusée gratuitement sur YouTube et n’a fait que 3 ou 4 000 vues ».
À quoi attribuez-vous cela ?
« Il y a un problème de communication dans notre sport, et il faut se concentrer là-dessus. La première étape, selon moi, c’est de remercier et de donner à manger à ceux qui aiment et suivent l’escrime, après on pourra penser à élargir ».
Globalement, quelle est pour vous l’essence du journalisme ?
« C’est raconter des histoires, et j’aime bien ça. C’est aussi ce que l’on appelle ‘’le quatrième pouvoir’’, il y a donc un intérêt et un enjeu démocratique. On voit qu’aujourd’hui avec l’évolution de notre société, des réseaux sociaux, des fake news, etc., le journalisme n’a jamais été aussi important mais à l’inverse le journalisme n’a jamais autant été mis en difficulté. C’est pour ça que je ne suis pas braqué sur le journalisme de sport ».
Sa quête d’or olympique a commencé
Que pensez-vous du traitement médiatique de votre sport ?
«C’est un sport de niche. Les gens aiment nous regarder une fois tous les 4 ans aux JO, mais si on leur mettait de l’escrime toutes les semaines à la télé ils auraient peut-être un peu plus de mal. Je n’ai jamais fait de l’escrime pour être une star. L’exposition médiatique…S’il y a des gens que ça intéresse tant mieux, sinon je m’en fous» !
Si vous étiez journaliste de sport, comment traiteriez-vous l’escrime ?
« Si je devais faire quelque chose pour l’escrime, ce serait d’abord pour les escrimeurs. Aujourd’hui le problème qu’on a, c’est qu’on cherche des moyens d’exposer comme par exemple cette idée de visières qu’on voulait inclure dans les masques, pour que ce soit plus télévisuel. Mais on ne passe à la télé que tous les 4 ans, donc on s’en fout ! Ce qu’il manque, c’est que la niche dans laquelle nous sommes n’est pas valorisée. Je donne un exemple tout bête : il doit y avoir à peu près 500 000 escrimeurs sur terre, la dernière finale des championnats du monde a été diffusée gratuitement sur YouTube et n’a fait que 3 ou 4 000 vues ».
À quoi attribuez-vous cela ?
« Il y a un problème de communication dans notre sport, et il faut se concentrer là-dessus. La première étape, selon moi, c’est de remercier et de donner à manger à ceux qui aiment et suivent l’escrime, après on pourra penser à élargir ».
Globalement, quelle est pour vous l’essence du journalisme ?
« C’est raconter des histoires, et j’aime bien ça. C’est aussi ce que l’on appelle ‘’le quatrième pouvoir’’, il y a donc un intérêt et un enjeu démocratique. On voit qu’aujourd’hui avec l’évolution de notre société, des réseaux sociaux, des fake news, etc., le journalisme n’a jamais été aussi important mais à l’inverse le journalisme n’a jamais autant été mis en difficulté. C’est pour ça que je ne suis pas braqué sur le journalisme de sport ».
Sa quête d’or olympique a commencé
Sacré par équipe à Tokyo (2021) aux côtés du Vauclusien Erwann Le Péchoux, Maxime Pauty rêve de rajouter quelques médailles olympiques à sa collection, notamment en remettant le couvert avec l’équipe de France, mais aussi en individuel. La première étape de cette quête a commencé à Valence ce week-end lors de l’Eurofleuret, l’un des plus gros concours du circuit national, permettant à certains d’obtenir leur sésame pour la coupe du monde en Turquie, compétition où il faudra briller pour espérer se qualifier pour les JO de Paris 2024. Maxime Pauty, champion d’Europe et vice-champion du monde, sait déjà qu’il sera à Istanbul au mois de novembre.
« Être la meilleure version de moi-même»
« Il faudra être fort tout de suite » estime le natif de Clamart (Hauts-de-Seine), qui ne changera rien dans sa préparation en cette année olympique. Et les éventuelles attentes autour d’une probable confirmation de son titre olympique ne sont pas du genre à lui mettre la pression. « Je ne défends pas ma place, rien du tout, j’ai juste envie d’être la meilleure version de moi-même, ce que font les autres je m’en fous un peu. Je suis champion olympique, on ne me l’enlèvera pas, Paris c’est quelque chose de nouveau donc j’essaie d’être dans le présent. C’est ma nature, je suis en compétition avec moi-même et ceux qui se mettent en travers de ma route sont des challenges pour moi ».
Pauty est donc focus sur une « double ambition qui fait la beauté de (son) sport, à savoir que l’on fait un sport individuel où 80 % de chances de médailles le sont par équipe. On est à la fois en concurrence avec nos coéquipiers, et à la fois on a besoin d’eux pour progresser ».
Ch.G.

